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PNM : CHARTRES-DE-BRETAGNE - CEP LORIENT : 60-75 

LE CEP MAINTIENT LA CADENCE

Co-leaders du championnat, les Lorientais n’ont souffert qu’un quart-temps en Ille-et-Vilaine hier soir, avant de dérouler.

Portés par un excellent Laurent (24 points, dont 18 en première période), les Cépistes ont peiné pendant dix minutes, ne s’appuyant alors que sur Laurent (3 tirs primés dans le premier quart). Dès le deuxième acte, avec le retour aux affaires de Blinding et Rakotondrasolo, l’affaire a été vite pliée. Le CEP a tranquillement remporté chaque quart, s’offrant aisément, avec quinze points d’écart, son dixième succès de la saison. Arbitres : MM. Lucas et Clouet. Evolution du score : 19-18, 17-23, 7-13, 17-21. CHARTRES-DE-BRETAGNE : Louyer, Pinel (13), Dumans (6), Derieux (10), Lacote (11), Aumiaux, Paillat (6), Beaudinet (13), Legavre (1). CEP LORIENT : Laurent (24) Le Gonidec, Blinding (16), Le Borgne, Pouxviel (2), Rakotondrasolo (17), Sahun (13), Rota (1), Toumelin (4), Tschaen.
D. T.


  

LORIENT - MONTFORT : 66-62  LORIENT RESTE EN HAUT

Face à un adversaire redoutable bien que mal classé, Lorient a pris encore du galon ce week-end, passant la barre des vingt points au classement.

« Des équipes comme celle-là, aussi difficiles à jouer, il y en a plein dans une saison. Il n’y a pas que les grosses équipes ». Christophe Gicquel l’avoue, la victoire de ce week-end a une saveur particulière, puisqu’acquise face à une formation au profil dangereux et qui ne lâche pas grand-chose sur le terrain.
Invaincue à Brisset
« Montfort a beaucoup mieux joué qu’Hennebont ou Landerneau, qui sont venus jouer chez nous. C’est le genre d’équipe, sans complexe, qui n’a pas de pression et qui ne se prend pas la tête. Une équipe agressive, percutante et avec une qualité de vitesse indéniable ». Des valeurs qui ont longtemps perturbé Lorient, samedi, qui a dû attendre la dernière minute avant de souffler pour de bon ses deux ans d’invincibilité à domicile. Une performance de choix pour Lorient qui désormais attend le dernier acte de l’année, à Chartres, avec impatience. Face à une équipe du même calibre que Montfort, aussi compliquée à jouer.
Un couple infernal
« Après ce déplacement de la semaine prochaine, nous recevrons six fois sur dix », note déjà Christophe Gicquel, qui attend la trêve de février pour faire les comptes et annoncer de vrais objectifs. En attendant, le CEP est toujours main dans la main avec Landerneau à la première place. Mais dans ce couple infernal, c’est pour l’instant Lorient qui tient la culotte. D’abord parce qu’il a gagné Landerneau aisément lors de la poule aller, puis parce qu’il bénéficie aussi d’une défense plus solide que son compagnon de fortune. C’est d’ailleurs la meilleure de la Ligue à ce jour.

P. B. 

 


     

PNM. LORIENT - MONTFORT : 66-62   LA BELLE FROUSSE DU CEp

Lorient est resté invaincu dans son antre hier, au prix de belles sueurs froides. Montfort, a, jusqu’au bout, tenu la grappe aux Cépistes.

La lutte était longue et palpitante, pour rester confortablement à la première place du classement. La formation lorientaise a dû s’employer jusqu’au bout de la soirée, empêtrée dans la bonne défense adverse et ses joyeuses aptitudes sous le panier. Très tôt, les deux formations devaient se tirer une bourre d’enfer (10-10, 8 e puis 12-14, 10 e ), avant que l’adresse de l’extérieur lorientais Pouxviel ne lance timidement les siens vers le devant de la scène (24-21,15 e puis 38-31, 20 e ). Jamais vraiment dégagé de toute pression, Lorient trouvait quand même le moyen de s’offrir neuf unités d’avance peu de temps après (42-31, 23 e ), via Rota et ses lay-up généreux. Une belle avance qui ne faisait pourtant pas long feu (53-46,30 e puis 55-51, 35 e ). Revenu aux tripes et au train des Lorientais, Montfort redonnait un autre relief à la soirée et de belles frayeurs au patronage morbihannais (63-62, 39 e ). Blinding, malheureux et maladroit dans ses passes, offrait alors une balle de match en or aux maillots bleutés, qui n’en profitaient guère. Le sang-froid local, aux lancers francs comme dans la tenue de balle, avait finalement eu raison des visiteurs. Encore une fois, c’était Lorient qui s’en sortait, prévenu que dans ce championnat, le moindre écart de conduite peut se payer cher. Encore une fois, Lorient n’avait pas perdu à domicile, et restait donc invaincu cette année.

Évolution du score : 12-14, 26-17, 15-15, 13-16. LORIENT : Pouxviel (21), Laurent (7), Rota (11), Le Gonidec (0), Blinding (6), Le Borgne (5), Sahun (10), Toumelin (2). MONTFORT : Tribodet (12), Molle (11), Delys (14), Berthelot (10), Vitre (4), Guillouet (5), Surtin (6)

 

LORIENT - MONTFORT (11/12/2008) LE GONIDEC, ARTISAN DU SUCCÈS

Contre Montfort samedi, le CEP Lorient tentera de conserver sa place de coleader et son invincibilité à la maison. Toujours avec Ronan Le Gonidec, défenseur patenté et fidèle parmi les fidèles. 

« Le plus fidèle, et le plus vieux aussi ». A 31 ans bien sonnés, Ronan Le Gonidec prend désormais des raccourcis pour se présenter. Basketteur d’une équipe longtemps ankylosée dans ses erreurs, le Lorientais prend aujourd’hui surtout le temps d’apprécier.
Un rôle sur-mesure
« Le club a tellement été critiqué que nous sommes vraiment heureux d’être là, à cette position. Nous sommes repartis sur des bases saines », lance-t-il comme un plaidoyer, large sourire accroché au visage qui s’agrandira encore au fil de l’entretien. Ancien judoka et bon client des jeux de mots faciles, cet arrière décalé aborde la dernière ligne droite de sa courte carrière sans trop s’en faire. Il faut dire que cette belle gueule aux faux airs de Romain Duris tient enfin son premier grand rôle sur la scène régionale.
Avec, sur ses épaules, un costume d’acteur qu’il affectionne particulièrement. « Celui du gros défenseur, un peu teigneux sur les bords ». Le type de joueur qui a depuis longtemps fait le deuil des gros scoring, privilégiant plutôt « la dernière passe, celle qui peut faire la différence ».
Une belle ascension
Passé en cinq saisons de la départementale à l’élite régionale, « Ron la gomme » est aussi et surtout apprécié pour sa bonne humeur contagieuse. Et s’il affirme que « le bon vivant s’est calmé avec l’âge », il sera le premier à sortir de la douche samedi en cas de succès pour fêter une invincibilité à domicile qui commence à faire causer. « La dernière défaite remonte à deux ans, peut-être même trois. C’était contre Hennebont je crois. Gagner à domicile était un vieux principe de Yann Le Ligeour. Il disait : " à la maison, on gagne. Question de fierté ". Cette année, Christophe Gicquel a la même ambition ». Samedi, pour décrocher son neuvième succès de la saison et rester maître sur son parquet, le CEP pourra toujours compter sur son arrière préféré, artisan peintre dans la vie. « De toute façon, je me dois de montrer l’exemple. J’estime ne pas avoir droit à l’erreur », assure-t-il, le sac en bandoulière, prêt pour le quatrième entraînement de la semaine. Toujours dans la joie... et le bon humour.
Pierre Bernard

 

PNM. 7/12/2008 10ÈME JOURNÉE

AURORE DE VITRÉ - CEP LORIENT : 51-70 LA BONNE RÉACTION DU CEP 

 

Après leur défaite concédée à Ergué-Armel, les Lorientais espéraient renouer avec la victoire en terre vitréenne. Le contrat est rempli.

Ce second déplacement en huit jours s’annonçait périlleux pour les joueurs de Christophe Gicquel car les Vitréens étaient aussi à la recherche d’une victoire après leur échec à Brest. 

Le début de partie était très équilibré. Les Lorientais remportaient les deux premiers quart-temps et menaient de sept points à la pause (38-31). « J’ai recadré un peu les gars à la mi-temps. Cela a été bénéfique puisque nous avons fait la différence dans le troisième quart-temps », observait Christophe Gicquel. En effet, le CEP infligeait un 19-8 aux Vitréens grâce à Rota et Sahun. En panne d’adresse, l’Aurore se faisait distancer malgré les efforts de Jagline. Le quatrième quart-temps confirmait la domination lorientaise. Christophe Gicquel, le coach lorientais, pouvait avoir le sourire à la fin de la rencontre. « J’attendais une réaction de mes joueurs après la défaite enregistrée face à Ergué-Armel. Aujourd’hui, les gars ont répondu présent, et ils ont surtout respecté les consignes d’avant math ». Arbitres : MM. Pascal Lucas et Jean-Marie Leleff. AURORE DE VITRÉ : Lancelot (3), Huet (8), Froch (6), Renault (7), Akadiri (6), Jagline (12), Meneust (7), Hilali (2). CEP LORIENT : Laurent (9), Le Gonidec (2), Blinding (5), Le Borgne (5), Pouxviel (5), Sahun (9), Rota (12), Rakotondrasolo (18)

 

 

PNM. 29/11/2008 9 ème journée

ERGUÉ-ARMEL - CEP LORIENT : 78-70 ERGUÉ, DE NOUVEAU EN TÊTE

En recevant le leader lorientais, les Armélois espéraient vivement se racheter de la première défaite concédée dans leur salle, le week-end dernier, par la plus petite des marges (68-69), face à Hennebont. 

Et finalement, au terme d’une rencontre très disputée et serrée, ils seront parvenus à leurs fins grâce à une solidarité et un bon travail défensif des hommes de Mathieu Tréguer avec, en supplément, quelques rebonds salvateurs et plusieurs paniers primés de leur vétéran Knuckles. Si les Verts rentraient bien dans la partie en se créant de nombreuses occasions, la réussite n’était pas au rendez-vous. De plus, plusieurs pertes de balle allaient profiter aux Cépistes qui, grâce à une bonne défense et un jeu rapide, finissaient par prendre l’ascendant (12-18) au premier quart-temps. Bien repositionnés par leur coach, les Verts réagissaient bien par la suite et, tour à tour, Garnier, Le Lay, Knuckles et Pochot allaient emballer le match et creuser un écart intéressant (38-28, à la mi-temps).
Un final des plus haletants
Mais les Lorientais n’abdiquaient pas et, petit à petit, refaisaient leur retard en contrariant l’approche des Armélois et en les faisant douter. Rien n’était fait dans le dernier quart-temps et les Verts n’arrivaient plus à pénétrer dans la raquette. Heureusement, les dernières cartouches à trois points, tirées par Knuckles, Garnier et Biger, leur permettaient de marquer un peu la différence au score. Une victoire réconfortante avec laquelle ils s’octroyaient une place de leader. Arbitres :Géraldine Brisset (Saint-Pol-de-Léon) et Sébastien Sylvestre (Vannes). ERGUÉ-ARMEL : K. Le Lay (8), H. Knuckles (25), Cardoso (9), Biger (3), Garnier (11), Uguen (6), Pochot (8), Trépos (3). CEP LORIENT : Laurent (14), Le Gonidec (2), Dréano (12), Blinding (10), Pouxviel (12), Sahun (10), Rota (7).
J.-L. B.
 
  
Au terme d'une rencontre très disputée, Pochot et les Armélois retrouvent
     la première place en compagnie de leurs adversaires du soir.

 

LANDERNEAU : 62-44 CEP LORIENT 

LE CEP A LA TÊTE DURE

En s’obstinant à défendre, Lorient a fini par vaincre Landerneau, samedi soir, conservant ainsi seul la tête du championnat.


PAROLE À LA DÉFENSE. Le succès acquis samedi a encore mis en lumière les qualités défensives du groupe lorientais. En limitant Landerneau, 2 e meilleure attaque, à 16 points à la mi-temps, les Cépistes ont étonné. « Défensivement, on peut difficilement faire mieux. J’ai été même très surpris de les voir à un tel score à la pause », s’étonne lui-même Gicquel. LA CLÉ POUXVIEL. Longtemps diminué par une blessure, l’arrière lorientais a retrouvé son éloquence. Avant-hier, c’est lui qui a étouffé les derniers espoirs de retour adverse. Précis et sobre à la fois, le Lorientais « a été le détonateur en fin de partie, quand les choses se sont compliquées », indiquait son coach après la soirée. MAÎTRES CHEZ EUX. Toujours invaincus cette saison à domicile, les Lorientais n’ont plus souvenir d’une défaite dans leur antre. Une salle généralement bien garnie qui n’a finalement tremblé qu’une seule fois cette saison (74-71 contre Hennebont).
Voilà près d’un an que la salle Brisset n’est pas tombée sous les balles adverses.QUELQUES « DÉFAILLANCES ». Si, à treize journées de la fin, tout va bien dans le meilleur des mondes, il reste toutefois des déceptions. Manu Blinding, d’abord, n’a plus son rendement de l’an passé. « Le facteur physique ne suffit plus à ce niveau. Il lui faudra travailler sa technique pour marquer davantage de points. » Antoine Laurent, lui, s’il marque à son aise, n’est pas encore le « meneur organisateur » souhaité par l’entraîneur lorientais. « Il a besoin d’évoluer : il ne me convainc pas encore dans sa manière d’organiser le jeu. » ET MAINTENANT ? Dans le wagon des leaders depuis la première journée, le promu a frappé un grand coup samedi, prouvant qu’il pouvait bel et bien battre tout le monde. Mais le plus dur reste à confirmer lors des deux prochaines rencontres (déplacement à Ergué puis à Vitré). « La semaine prochaine, nous pouvons très bien en prendre 30 à Ergué », ironise d’ailleurs Gicquel, qui sait la précarité d’un statut de leader dans ce championnat qui ne laisse guère de répit aux plus forts. Mais quand même, Lorient frappe aujourd’hui à la porte des grands favoris pour la montée. 

Pierre Bernard

 Pouxviel après des blessures revient à son meilleur niveau et a été l'un des détonateurs de l'équipe lorientaise.

 


LANDERNEAU : 62-44 CEP LORIENT

LE CEP DANS LE VENT

Lorient conserve la tête du championnat ce matin, grâce à son succès sur Landerneau. Le tourniquet de l’éolienne finistérienne s’est brusquement arrêté hier soir...

Pressés d’en finir, pressés d’amerrir seuls en tête. Hier soir, les Cépistes se sont offert le scalp du favori annoncé pour le titre, sous les yeux d’un arbitrage critiqué de toute part, et au terme d’un match qui connut une seconde vie après la pause.
Le retour de l’EOL
Car c’est d’abord avec une étonnante célérité que Lorient se détacha de son adversaire du soir, profitant de l’incroyable méforme finistérienne devant l’arceau. Collés au parquet tel un vulgaire insecte dans son « tue-mouches », les tuniques vertes durent ainsi patienter jusqu’au retour des vestiaires pour retrouver les hauteurs et pas mal d’espoirs (35-16,20 e , puis 38-26,28 e ). Un autre match commença alors, sans grande dimension certes, mais avec l’ardeur qu’il fallait pour emballer enfin la grosse centaine de spectateurs. Profitant de la maladresse désormais légendaire des Morbihannais, Landerneau grappillait alors les miettes et les beaux paniers pour remonter sur le devant de la scène. Par la grâce d’un panier au buzzer signé Birem, l’EOL scandait haut et fort ses ambitions de retour à la demi-heure de jeu (46-40,30 e ). Des aspirations pourtant vite jetées par la fenêtre, puisque c’est le moment que choisit Lorient pour se refaire une cerise, infligeant un sérieux 12-1 à son adversaire (58-41,38 e ). Rota, Laurent, et les grands espaces dans la raquette verte firent le reste. Lorient a frappé un grand coup dans ce championnat. Un grand coup sur la table, qui a résonné jusqu’au fin fond du Finistère. La fiche technique LORIENT : Rota (9), Laurent (16), Pouxviel (19), Toumelin (4), Dréano (6), Toumelin (4), Blinding (4), Le Gonidec (1), Le Borgne (1), Sahun (3). LANDERNEAU : Pengam (7), Bodenec (0), Le Goff (12), Soquet (3), Le Goff (0), Yvinec (2), Rodenez (3), Birem (6), Peres (6).

 

  

PN1. Lorient – Rennes : 88-59: Une affaire de patience

Bien installé dans la première partie du tableau après cinq rencontres, le promu lorientais ne s’enflamme pas pour autant.

 « Patience est mère de toutes les vertus ». Jamais, probablement, l’adage n’aura autant collé au maillot bleu foncé. Auteurs d’un début de saison réussi, les nouveaux cépistes ne veulent pour autant pas précipiter les choses et cracher, comme par le sombre passé, les déclarations pétaradantes.

 Le mouchoir de poche

Bien sûr, Christophe Gicquel avoue qu’une place dans les cinq premiers à la fin de l’exercice est à souhaiter, en récompense des heures d’entraînements abattues par l’effectif. « Nous sommes une des équipes qui travaille le plus. Une position dans les quatre ou cinq premiers valoriserait ainsi nos efforts ». Cinquième, ou quatrième. Mais pas forcément au-dessus, donc. A la décharge de ces objectifs prudents qui ne suffiront peut-être pas aux impatients, il faut relever la concurrence adverse. « Si Landerneau semble être la seule équipe pour l’instant capable de terminer tranquillement en tête, il y a au moins six formations de même valeur qui batailleront dans un mouchoir de poche, entre la deuxième et sixième place », pense l’entraîneur lorientais.

 La peur de Novembre

En attendant le décompte final et les petits comptes d’apothicaires, l’important est de maintenant bien négocier le prochain mois de compétition. « Nous y rencontrerons trois grosses écuries : Vitré, Landerneau et Brest », rappelle Gicquel. Alors pour que ce mois de novembre ne déracine pas ce bel élan comme il arrache les dernières feuilles de l’arbre, Lorient devra répéter sa prestation de samedi dernier, contre Rennes. Sans Blinding, blessé, ni Rakotondrasolo, remplacé par Dréano, l’équipe de la cité aux cinq ports n’a ce week-end pas taillé dans l’à peu près (88-59). « Toutefois, après novembre, et quel que soit notre classement, il faudra encore travailler », prévient déjà le coach. Décidément, si la patience est une fleur qui ne pousse pas dans tous les jardins ni sur tous les parquets, elle semble déjà fleurir les vieux paniers de la salle Brisset. Et en bon jardinier, Christophe Gicquel sera là, tous les jours, pour l’arroser.

Pierre Bernard

 

PNM. CEP Lorient - Avenir de Rennes : 88-59 Lorient retrouve le sourire

Après un premier quart accroché, le CEP Lorient est parvenu à se détacher en seconde période et retrouver le sourire de la victoire. Seul le premier quart fut véritablement accroché, hier, entre une formation lorientaise appliquée dans ses travaux collectifs, et une équipe rennaise qui, comme la semaine passée à Hennebont, s’était présentée dans le Morbihan diminuée, et donc sans grande consistance. Car après un équilibre de bonne facture au terme de la première tranche (21-21,10’), Lorient décida ensuite de sortir les voiles pour augmenter son rythme de croisière, démontant rapidement les bonnes intentions adverses.En affligeant un sévère 23-9 en dix minutes de jeu à son invité avant d’aller presser les citrons, Lorient s’était ainsi déjà mis à l’abri pour le reste de la soirée, menant à la pause de quatorze unités (44-30,20’). Et s’il fallut véritablement attendre la demi-heure de jeu pour voir les derniers espoirs rennais s’envoler (65-43,33’), Lorient a tout de même proposé, hier, un basket sérieux, aux fondamentaux plutôt sûrs. En se reposant essentiellement sur sa paire extérieure Rota-Laurent, la formation morbihannaise creusait même un second trou en toute fin de partie (72-44, 35’puis 81-55, 38’).Avec Pierre-Marie Dréano, préféré hier soir à Rakotondrasolo, Lorient, qui s’est aussi évertué à bien défendre, évitant à son adversaire de franchir la barre des 60 points, a donc dominé assez nettement cette faible écurie qui bataillera dans la charrette du fond cette saison. Et a retrouvé le sourire du succès, une semaine après sa défaite à Guipavas. Le score par quart-temps : (21-21, 23-9, 13-10, 31-19)

LORIENT : Rota (7), Laurent (16), Pouxviel (7), Sahun (14), Dréano (14), Le Borgne (16), Toumelin (12) RENNES : Cabioch (18), Lumbala (), Aubree (6), Guillard (6), Troenes (1), Glemot (19), Josso (9)  P. B.

 

 

PNM. GUIPAVAS - CEP LORIENT : 69-61: Lorient, atterrissage forcé

Sur un nuage après trois succès à la suite, l’équipe lorientaise a chuté, samedi, sur le tarmac finistérien.

Le décollage, en partance de Brisset le 20 septembre dernier a été parfait (+ 17 contre Chartres). La première escale, du côté de Rennes, tout aussi fructueuse (+ 2 à Betton), et le meeting départemental parfaitement contourné, avec en primes quelques loopings de grandes classes (+ 3 contre Hennebont). Haut dans les airs, la compagnie cépiste a pourtant dû atterrir en urgence, samedi, près de l’aéroport de Guipavas, s’inclinant de huit points quand elle en a compté presque vingt de débours à l’issu du troisième quart.

 « Un manque de maîtrise collective »

« C’est une déception, car cette équipe de Guipavas était abordable et n’a en tout cas pas proposé un niveau de jeu extraordinaire », regrettait le pilote de l’avion Gicquel, pestant surtout après un « manque de maîtrise collective et un jeu sans ballon parfois incohérent ». Samedi, en effet, le bombardier lorientais n’est jamais parvenu – ou presque - à exploser le panier adverse, alors que Guipavas a proposé une « zone » durant les quarante minutes de la partie. « Nous n’avons pas été adroits, ce qui nous a empêché de revenir face à cette équipe qui a peiné en fin de rencontre ».

 Plein gaz samedi prochain ?

Voilà en tout cas un premier coup d’arrêt qui devrait être vite effacé samedi prochain avec la réception de l’Avenir rennais, sorte de compagnie low-cost incapable de voyager correctement puisque tributaire de son équipe première. En attendant, Lorient a donc connu ses premiers ratés et une première panne de réacteur heureusement sans trop d’incidences au tableau. Mais l’équipage cépiste le sait, il faut réagir, et vite. Heureusement, le prochain plan de vol ne paraît pas très compliqué : Rennes à domicile, un voyage chez le modeste concarnois, suivi d’un second chez le tout aussi modeste BB29. Après, il faudra peut-être s’attendre à de nouvelles perturbations, le 22 novembre prochain, contre Landerneau.

Pierre Bernard

PNM. GUIPAVAS - CEP LORIENT : 69-61 GUIPAVAS PASSE EN FORCE

C’est au terme d’un match pour le moins physique que Guipavas s’est imposé à domicile face à une rugueuse équipe lorientaise.

Le début du match était équilibré et les locaux menaient 6-5 à la 5 e . Lorient ne trouvait pas de solution en attaque et Guipavas déployait quelques contres par Florent Corre. Du coup, les locaux prenaient le large pour mener 20-9 à la fin du premier quart-temps. Le second quart-temps allait être plus équilibré, la rentrée du bondissant Dlinding, côté Morbihannais, équilibrant les débats. Pouvier et Rako alimentaient la marque côté morbihannais, imités par les frères Corre, à Guipavas. Les deux équipes étaient en panne d’adresse à mi-distance et à la mi-temps les Gars du Reun menaient 35-26. Les locaux, jusque-là bien concentrés, accentuaient leur avance dans le troisième quart-temps, prenant le large (46-32, 26) puis 54-37 à la fin de ce troisième quart-temps. Dire que le public assistait à un grand match de basket serait exagéré mais au moins on mouillait le maillot des deux côtés.
Les vieux démons ressurgissent
Guipavas s’envolait donc vers une victoire aisée quand les vieux démons ressurgirent, et entre contestations et peur de mal faire les locaux n’avançaient plus et Lorient recommençait à y croire. Heureusement, un dernier sursaut d’orgueil permettait aux joueurs du duo Guerraoui-Birien d’empocher la victoire. Mais que de frayeurs inutiles pour des locaux bien trop nerveux. Mais les Lorientais n’ont rien fait non plus pour rendre la soirée agréable... 
FICHE TECHNIQUE Arbitres: M. Hélard et Mlle Brisset. GUIPAVAS : Constant (9) Florent Corre (20), Crom (8), Julien Corre (20), Salaun (1), Tosser (9), Richard (2). LORIENT : Laurent (15), Dlingding (7), Le Borgne (2), Pouvier (7), Rako (13), Fahun (6), Rota (1), Tourmelin (4). B. Sa. 

Un derby à en couper le sifflet  Le Télégramme  6/10

La soirée a été très belle, samedi soir, mais malheureusement entachée par un coup de sifflet qui a fait beaucoup causer.  

 Pendant la « troisième mi-temps », au club-house confiné et plutôt bien agencé du patronage lorientais, ils n’ont parlé que de ça. L’expulsion de l’Hennebontais Johann Modicom, survenue après une faute flagrante sur Benjamin Sahun en fin de première période a embrasé une mini polémique et pesé sur le cours d’une partie jusque-là promise au BCH.

 Incroyable mais vrai

Une faute qui, de l’avis de nombre de spécialistes présents sur le parquet de la salle Brisset samedi, ne méritait pas telle sanction, et en tout cas pas celle de « faute disqualifiante », qui, selon les grandes lignes du code arbitral, ne prévaut qu’en cas de geste dangereux, comportement particulièrement violent ou insultant. L’accrochage entre Sahun et Modicom, certes spectaculaire, n’entre pas dans cette catégorie. « Tout est allé très vite », regrettait après l’officiel Matthieu Casaurancq, qui avouait n’avoir vu que la fin de l’action. « J’ai pensé bien faire sur le coup. Mais nous sommes que des humains. Nous ne sommes pas assistés par l’arbitrage vidéo ou par des oreillettes comme au rugby », expliquait le jeune arbitre, pas franchement incriminé puisque « jeté » dans la fosse aux lions par une Ligue régionale qui ne pouvait ignorer la ferveur un peu folle qu’accompagne généralement un tel derby. Un jeune officiel qui, incroyable mais vrai, effectuait là son premier match à ce niveau… tout en étant supervisé.

 « Ca a pourri le match »

« Cette sanction a pourri le match. Ce qui m’énerve le plus, c’est d’avoir manifesté mon mécontentement par rapport à l’attitude du joueur lorientais à plusieurs reprises au corps arbitral avant ma disqualifiante », regrettait Johann Modicom, qui en quinze ans de carrière écopait là de sa première disqualifiante, qui lui coûtera par ailleurs un match de suspension. « La ligue savait que cela aurait été tendu. Il fallait qu’elle prenne ses dispositions en mettant des mecs chevronnés au sifflet », pense aussi l’entraîneur hennebontais Mike Le Neillon.

Bien sûr, le gain du match ne s’est pas totalement joué sur cet évènement assez rare à ce niveau. Mais voilà qui en tout cas discrédite un peu plus un arbitrage régional déjà critiqué en ce début de saison. Un arbitrage régional, qui, rappelons le, à sa décharge, fait aussi avec les moyens du bord.

Pierre Bernard

Lorient comme un grand    Le Télégramme  6/10

Malgré un manque de taille évident, le promu reste invaincu après trois journées de championnat.   

 « Nous ne nous enflammons pas pour autant ». Malgré un troisième sourire dans la sacoche en autant de matchs joués, Christophe Gicquel garde la tête froide. Le nouvel entraîneur des patronés sait surtout que son équipe aurait pu ce matin pointer en bas de tableau, huit jours après avoir échappé de peu à la défaite à Betton, quarante-huit après être sortie des griffes hennebontaises dans les derniers instants d’un derby à suspense.

 « Un statut à assumer »

Un derby dans lequel les Hennebontais ne sont jamais, mis à part durant le premier quart, parvenus à jouer leur jeu. « Samedi, on a vu nos limites dans le jeu collectif », avoue même l’entraîneur hennebontais, qui sait désormais l’importance du prochain rendez-vous à la maison samedi. Des limites en tout cas idéalement exploitées par la formation cépiste, qui après avoir évacué la pression d’un derby particulièrement tendu, s’est libérée au fil des quarts d’heure. « Petit à petit, nous sommes revenus dans le match. Mais nous avons travaillé pour : je savais que les efforts de cet été allait payer sur ce genre de match et le début de championnat », assure Gicquel, qui comme ses joueurs, porte désormais une étiquette bien difficile à assumer. « Nous n’avons peut-être pas un statut de favori, mais un statut d’équipe de première partie de tableau qui fait peur. C’est difficile à assumer ». En attendant un déplacement encore périlleux à Guipavas, Lorient connaît en tout cas désormais ses forces et ses faiblesses. « Avec cette équipe, tout part de la défense ». Une grosse pression sur le porteur de balle,

une capacità couper les lignes de passes vers les dangers intérieurs, et une adresse couramment probante. Des atouts qui devraient encore frapper cette saison, et consolider une position dans la première partie de tableau finalement pas si étonnante que cela.  P.B. 

PNM. CEP LORIENT - BC HENNEBONT : 74-71 LE CEP AVAIT LA FOI

Au terme d’un derby d’une intensité rare, et devant un public tout aussi rare (350 personnes), le CEP Lorient a empoché son troisième succès de la saison, en renversant la vapeur en seconde période.

Le derby de l’année a donc tenu ses promesses, et plus que cela même, au vu du jeu produit par les deux formations hier soir. Un derby qui ne s’est décanté qu’en toute fin de soirée, après que Lorient eut les ressources nécessaires, en seconde période, pour revenir sur son voisin hennebontais qui prit pourtant très tôt ses marques. Car c’est bien Hennebont, galvanisé par un Guillemot au four et au rebond, qui tenait la corde et la feuille de match dès le début d’une soirée d’excellente facture, malgré un score final qui pourrait peut-être en attester le contraire (10-18, 5 e puis 16-20, 10 e ). Avec, comme prévu, une kirielle de rebonds offensifs et de bonnes transmissions aux postes-bas, le BCH prit même sérieusement, au cours du second quart, la mesure d’un adversaire qui dut alors s’accrocher, comme un naufragé à sa bouée de sauvetage, à ses hommes d’expériences pour rester en vie (33-36, 20 e ).
Modicom expulsé !
Fragilisé par l’expulsion de Modicom aussi lamentable qu’incompréhensible (20 e ), et, plus tard, des quatre fautes de Guillemot, Hennebont subissait alors une avarie encore exceptionnelle cette saison, qui profitait à des Lorientais revigorés par leur passage aux vestiaires. Des Cépistes qui prirent ainsi place sur le devant de la scène pour la première fois de la soirée (38-36, 23 e ). Appliqués à la tâche défensive, concernés par les remontées de balle, les locataires d’une salle Brisset remplie à bloc poursuivaient l’embellie (47-42, 27 e ), même si Hennebont n’abdiqua jamais vraiment dans une fin de soirée stressante comme on les aime (54-54, 32 e puis 66-64, 38 e ). Une fin de soirée palpitante qui vit donc le troisième succès du CEP Lorient cette saison, à la faveur d’un bon réglage devant la mire dans les derniers instants, à la faveur aussi d’un mental et d’une foi remarquable. Le CEP Lorient malgré les questions d’arbitrages - n’a en rien volé son derby, hier. Et s’envole dans les étoiles pour passer, assurément, un automne bien au chaud. 

HENNEBONT : Daguerre (3), Le Cloërec (8), Modicom (5), Guillemot (15), Plunian (10), D. Confiac (19), J. Confiac (10), Le Bail (2). LORIENT : Rota (14), Rakotondrasolo (15), Sahun (10), Laurent (13), Le Gonidec (1), Pouxviel (10), Le Borgne (9). 

Pierre Bernard

 
  
Plus de 350 spectateurs Salle Brisset pour le palpitant  derby morbihannais; 
Le Lorientais Rakoton Drasolo, ici à la lutte avec Plunian (Hennebont) a marqué 15 points durant le match.

 

PNM. CEP Lorient – BC Hennebont (samedi, 20h30)

3/10/2008 LE TELEGRAMME

Entre amis de longue date

L'historique derby entre les deux co-leaders du classement sera d’abord l'occasion de belles retrouvailles, puisqu'une quinzaine de joueurs qui seront présents samedi à Brisset ont, par le passé, déjà évolué ensemble sous le même maillot.

Retrouvailles. « Ce sera une fête, et avant tout un match de potes. Ce sera aussi la bagarre sur le terrain, mais après la rencontre, tout le monde lèvera son verre à l’amitié ». L’Hennebontais Jérôme Plunian, qui a vécu près de dix ans au CEP, en frétille déjà, lui qui retrouvera sept de ses anciens coéquipiers (cépiste et ploemeurois confondus) samedi. Alors qu’Hennebont comptera dans son effectif quatre anciens patronés de l’époque N3, c’est au total sept ex-ploemeurois qui fouleront le sol lorientais, drapant ce derby d'un voile "jaune et noir" du plus bel effet.
L’enjeu. Celui qui sortira vainqueur du derby sera condamné à porter l’étiquette de favori pour le podium, celle que pour l’instant les deux clubs se rejettent bien volontiers. « Je sais que tout le monde attend ce match, mais l’équipe du CEP ne s’est mis aucune pression particulière », explique Gicquel. « Il y a quelque ans, j’aurais sans doute été un peu plus stressé avant ce genre de derby. Aujourd’hui, plus du tout. Et puis ce n’est que de la prénationale… ».
Les clés du derby. Pour Hennebont, il faudra avant tout se reposer sur un secteur intérieur de première classe. « Nous savons que Lorient défendra très fort sur nos extérieurs pour les empêcher de donner le ballon aux postes-bas », pense Mike le Neillon. « Il faudra contenir Hennebont dans la raquette », confirme Gicquel, qui avoue connaître des « difficultés sur le plan offensif en ce moment ». Mais le mental sera sans doute aussi décisif. « Hennebont viendra avec les faveurs du pronostique. La pression est sur le BCH », prévient l'entraîneur lorientais.
Le poids des incertitudes. Si Manu Bellec (Bch) et Emile Mouangue (Cep), blessés, ont déjà posé leur forfait pour ce match, de nombreuses incertitudes planent sur la participations d’autres cadres. A Hennebont, Giraud et Daguerre sortent tout juste de l’infirmerie, tout comme Pouxviel et Laurent côté cépiste...
A la sauce aigre douce. On le sait, et au-delà des poignées de main de circonstance, les dirigeants des deux clubs ne passeront pas le réveillon sur une même table. Surtout qu’il règne désormais une rivalité évidente, puisque celui qui terminera à la meilleure place au classement en fin de saison pourra se targuer de l’honorifique (mais presque ridicule) titre de « meilleur club du département ». Devant une affluence qui pourrait battre des records rue Dugay Trouin, ce derby s’annonce donc aussi tendu qu'un fil à linge, avec, en pendant, le possible statut "d’unique équipe invaincue au terme de la troisième journée de championnat".
Pierre Bernard 

PN1. CEP LORIENT - CHARTRES-DE-BRETAGNE (79-62) BIEN, MAIS PEUT MIEUX FAIRE (22/9/2008)

Lorient a rendu sa première copie de l’année, hier. Un examen de passage réussi, mais qui a révélé aussi quelques lacunes.

Tous les parents du monde vous le diront, les devoirs de vacances ont toujours leurs utilités. Les Cépistes en sont d’ailleurs probablement convaincus, ce matin, après s’être évertués à peaufiner leur forme physique dès le 10 août dernier. Car contre une équipe qui a probablement préféré les plages de sable chaud aux sueurs d’avant-saison, les mollets lorientais ont fait le ménage et la différence, samedi.
Maître Gicquel (presque) rassuré
Excellemment préparés, les Lorientais n’ont, pour ce grand jour de rentrée, surtout rien oublié dans leur trousse. Blinding sortit ainsi ses compas dans la raquette pour bloquer les quelques offensives adverses. Rota, lui, estompait les imperfections locales à grands coups de gomme, et Sahin tapotait sur la calculette, portant son total perso à 20 points. Maître Gicquel n’était pour autant pas des plus satisfaits. « C’est un succès rassurant, mais il y a encore des choses à améliorer. Les jambes étaient rapides, mais la tête n’a pas toujours suivi ».
Greg Tahon, professeur assistant, pestait lui autre chose. « Dommage que l’écart ne soit pas plus élevé. Pour le goal-average en fin de saison, c’est important ».
Redoublement autorisé ?
Pour le sans-faute, il aurait d’abord fallu maîtriser les deux premiers quarts. Car, finalement, avant que la récréation ne sonne, l’adversaire, qui devrait rapidement porter l’étiquette de mauvais élève de la classe, était encore dans le sillage des Lorientais (41-31, 20’), avant de tomber hors-sujet (63-42, 30’). « Durant la première période et, même après, nous avons manqué de constance », regrettait encore l’entraîneur cépiste, qui prévient : « Cette inconstance peut passer contre Chartres-de-Bretagne. Mais, à Betton la semaine prochaine, ça ne passera pas ». Sans Pouxviel ni Mouangue (absent jusqu’à Noël), Lorient a rassuré, mais doit encore bosser, donc. Il sera en tout cas bien difficile de passer dans la classe supérieure, ou même d’obtenir les places du premier rang. A priori, le redoublement, premier objectif des patronnés, devrait toutefois être autorisé en fin de saison. Mais pour en être vraiment certain, il faudra patienter jusqu’au premier bulletin semestriel. 

Pierre Bernard

PNM. CEP LORIENT - CHARTRES : 79-62 LE CEP POUSSE DÉJÀ

Au terme d’une rencontre qui ne restera pas dans les mémoires, Lorient s’est imposé, hier soir, en appuyant sur le champignon dès le début de match.

Les ambitieux sont toujours pressés. À la manière d’un lièvre apeuré, Lorient n’a pas attendu pour flamber dès les premiers instants de la partie, hier, comme pour mieux donner le ton d’une saison qui s’annonce passionnante (7-0, 2 e ). Mais pour autant, il ne fallait pas se fier aux impressions de ces premières minutes. Sans vitesse ni adresse, l’adversaire allait alors jouer au culot et à l’énergie, celle des formations à taille réduite qui n’ont pas grand-chose à perdre.
Comme prévu la santé est là
Ainsi, il fallut bien des actions d’éclats côté lorientais pour éteindre les incendies successifs (29-17 puis 22-19, 11 e ). Dans ce registre, Blinding, précieux par son abattage dans la raquette, rassurait une salle Brisset peu animée, puis Sahin, étonnant, réveillait un public sevré de beau jeu (41-31 à la pause). Mais tout de même, cette première période avait un goût de trop peu. D’ailleurs, à la mi-temps, un constat envahit la salle : si les visiteurs s’étaient montrés plus adroits devant la ligne des lancers francs,
la table de marque aurait eu une tout autre saveur avant de démarrer la deuxième partie de match... Heureusement, la suite de la soirée fut d’un tout autre acabit. Rakotondrasolo, Monsieur « trois poumons », relevait le niveau général, contraignant les Verts, déjà limités techniquement, à révéler au grand jour leur mauvais repli (63-42, 30 e ). Une fois le score acquis et les premiers points de la saison empochés, la fin de rencontre n’avait guère d’intérêt, démontrant avant tout la grande forme physique des locaux face à un adversaire qui ne pouvait rivaliser, faute de moyens. Lorient, donc, la peur aux trousses pendant toute la première moitié, a, dans son grand ensemble, rassuré, hier. Fiche technique Lorient : Laurent (14), Le Gonidec (0), Blinding (8), Le Borgne (11), Rota (6), Rakotondrasolo (16), Sahun (20), Toumelin (3). Chartres : Louyer (9), Dumans (7), Pinel (7), Roulin (6), Nédélec (10), Derieux (10), Lacote (9), Legavre (2). Evolution par quart-temps : 20-16, 21-15, 22-11, 16-20.

P. B

 

ABCEP LORIENT

LES HÉROS, VINGT ANS APRÈS  Le Télégramme 08/09/2008

Emmené par les deux meilleurs joueurs que la Bretagne ait jamais connus, Ed O’Brien et Derrick Pope, le basket lorientais a vécu son heure de gloire à la fin des années 80. Mais que sont donc devenus ces deux héros ? 

Sur le livre de bord du navire lorientais, il y a d’abord l’histoire d’un mec extraordinaire : Ed O’Brien. Un tuyauteur américain qu’on est allé chercher sous les pipelines d’Alaska au milieu des années 70 pour faire monter une équipe quelconque au sommet du basket français. Un mec qui, comme la légende le prétend, quitta la France, quatorze ans après son arrivée, avec une brosse à dent, son sac de golf et 5.000 francs en poche.
O’Brien, la légende vivante
D’ailleurs, deux décennies plus tard, certains le croyaient mort, ou d’autres « à la cloche ». Non, Ed O’Brien (53 ans) est bien vivant, et mène sa barque sans se tracasser, comme au bon vieux temps. Le cheveu poivre et sel mais l’allure toujours svelte, « Buck » travaille toujours dans l’ambiance un peu folle du sport professionnel,
derrière les pompes à bière de son stand, dressé au pied de l’énorme stade de Seattle. Employé à mi-temps en tant que vendeur au sein d’une société d’événementiel pour l’équipe de base-ball locale, celui qui fit suer à grandes eaux les stars de l’époque aime aujourd’hui pêcher, entre deux coups de bêche dans son potager et quelques swings sur les greens de la côte ouest. Mais bien sûr, « Ed prend surtout le temps de voir sa fille Carla, 13 ans », expliquent Edward et Renée, ses parents, qui nous ont livré ces informations sur leur fils. Derrick Pope (46 ans), son complice de l’époque est, lui, désormais installé à Jenks, dans l’Oklahoma.
Pope, le père tranquille
« Moi, je fais le taxi pour mes gosses, de la maison aux salles de sports. En fait, je suis devenu un "taxi-supporter !" », s’amuse l’ancien intérieur, qui ouvre aujourd’hui une boîte à souvenirs qu’il n’entrebâille pourtant qu’en de rares occasions. « Je me souviens de mes paniers au buzzer contre Antibes, de mes 41 points contre le Racing, et puis des folles victoires contre l’Orthez de l’époque. C’était fou... Mais je garde tous ces souvenirs dans ma tête : les trophées, médailles, maillots ou articles de journaux sont au grenier... ». De la belle pointe bretonne, il garde aussi un souvenir impérissable. « Là-bas, les gens étaient vraiment supers. J’ai voulu acheter un gîte, près de Lorient, après ma carrière. Mais l’histoire en a voulu autrement ». Un temps chauffeur de bus, Derrick a d’abord voulu porter la blouse du professeur des écoles. Mais ce sera finalement celle des kinés qu’il devrait bientôt vêtir, « pour rester en relation avec le sport, ma première passion ». Une passion transmise à ses enfants, dont Nick, qui portera cette saison les couleurs d’Evreux, en Pro A. Il paraît que nos amis Ébroïciens s’en lèchent déjà les babines : ils s’imaginent déjà revivre, avec le fils, toutes les émotions procurées par le père à toute une génération de Bretons. 

QUAND L’ABCEP LORIENT PREND L’EAU... Tous les dossiers, feuilles de matchs, bilans comptables, fanions, ou maillots du club ont disparu, et cela quelques années seulement après le dépôt de bilan du club au cours de la saison 90-91. Ces précieux témoins de l’époque n’ont en effet pas résisté à la rupture d’une canalisation d’eau qui a inondé la pièce dans lesquels ils étaient précieusement entreposés. TAHON TOUJOURS EN SERVICE Greg Tahon, issu du centre de formation et qui participa à de nombreux matchs en Pro A, est maintenant assistant coach de l’équipe première du CEP Lorient, pensionnaire de l’élite régionale. BOURGEOIS N’A PAS OUBLIÉStéphane Bourgeois, qui porta le beau maillot durant quelques saisons, travaille désormais en Écosse, à Glasgow. Tous les ans, le Lorientais revient sur ses terres faire un « coucou » à son ancien club pro. LA VOIX DE L’ABCEP Ce bon vieux Yvon Le Gall, qui commentait les rencontres de l’ABCEP à domicile et à l’extérieur au micro de Bleu Marine, est toujours dans le journalisme sportif au... Télégramme. « Le basket pro est rapidement devenu le spectacle n° 1 de la famille. À la salle Kervaric, les joueurs adulés étaient Ed O’Brien, Derrick Pope, Oumar N’Doye, mais la liste est longue. Cette époque, ce n’était que du bonheur ». LA VOIX DE L’ABCEP (BIS) Laurent Laury, le speaker officiel du club, vit toujours à quelques pas de la salle Kervaric. Désormais assistant commercial dans les produits de la mer, il fut par la suite sollicité par le FC Lorient pour animer le Moustoir, mais refusa la proposition.

QUE SONT-ILS DEVENUS ?

Les années 80 furent une période bénie des Dieux du basket pour Lorient et son patronage. Aujourd’hui, ses anciens acteurs sont éloignés, pour la plupart, des parquets. 
ROGER CAMERA EN RETRAITÉ HEUREUX. L’ancien président de l’ABCEP, Marseillais d’origine, à longtemps tenu la « Taverne de Maître Kanter » sur le vieux port de la cité phocéenne. « Je supervise encore les affaires de la brasserie, mais je suis aujourd’hui en pré-retraite. De cette époque lorientaise, je garde d’excellents souvenirs, avec, aussi, un grand regret sur la fin. Nos moyens étaient trop limités. J’ai mis beaucoup d’argent de ma poche, environ 10 % du budget annuel. Le basket à Lorient, c’était ma grande passion ». BRUNO LEJEUNE, RECONVERSION RÉUSSIE.L’un des rares Bretons à avoir porté le maillot de l’équipe nationale estime avoir « réussi sa reconversion ». Conseiller en gestion de patrimoine dans le pays angevin, le Briochin est aussi membre de l’amicale des anciens internationaux.
STROEDER, L’OUVRIER. Sur le parquet lorientais, il y avait aussi un grand roux, fort comme un Turc, et particulièrement sympathique : John Stroeder. Après Lorient, l’Américain a trouvé sa place au soleil en NBA, à Milwaukee. « À Lorient, j’ai appris beaucoup, en tant que basketteur et en tant qu’homme. Je me sentais comme chez moi en France ». L’ancien intérieur, désormais modeste ouvrier dans le papier à cigarette, est installé à Port Townsend, Washington. OLIVIER GARRY, LES COPAINS D’ABORD. Le Lavallois est à Salon-de-Provence et travaille pour une grande compagnie d’assurances. Après son passage remarqué dans le Morbihan, Olivier regrette la triste fin de l’aventure, mais se souvient avant tout des copains. « Il y avait un problème de compétence au niveau des dirigeants. Un problème de gestion humaine et financière... Mais pour ma part, cette aventure restera gravée à jamais. J’ai connu là-bas des joueurs et des personnes extraordinaires ». OUMAR N’DOYE EN PARLE ENCORE. C’est lui qui permit d’arracher la victoire contre Reims à la dernière minute, succès alors synonyme d’accession dans l’élite en 1986. « Je suis devenu un bon père de famille, et suis toujours dans le basket. Je coache l’USD Basket, dans le nord de la France. Souvent, encore, je parle de la fabuleuse époque lorientaise avec des journalistes de là-bas... ». 
Pierre Bernard
  Derek POPE et Edward O'BRIEN, deux figures emblématiques du basket lorientais des années 80.
                   

 Le Télégramme 25/05/2008

 CEP Lorient : Gicquel et ses Ploemeurois au CEP !

Le CEP Lorient a recruté, hier, l’entraîneur ploemeurois Christophe Gicquel. Avec lui, débarquent Rota, Rakotondrasolo et Dréano ! Personne, ni même les forums spécialisés n’avaient osé imaginer tel chambardement dans le landerneau du basket morbihannais. Pourtant, nous avons appris la nouvelle hier, au petit matin. Christophe Gicquel a paraphé un contrat avec le CEP Lorient, emmenant dans ses bagages les deux meilleurs joueurs morbihannais Hiro Rota et Eric Rakotondrasolo, mais aussi le jeune prometteur Pierre-Marie Dréano. Un coup de maître, un coup tout court, pour le CEP Lorient, qui retrouvera par ailleurs la Prénationale la saison prochaine.
« Lorient a les moyens de ses ambitions »
« Christophe Gicquel a accepté le projet sportif qu’on lui a présenté. C’est une excellente nouvelle pour le club et aussi pour le Morbihan », expliquait Robert Monot, président d’un CEP Lorient devenu ambitieux après avoir remonté, à force de sérieux, la pente depuis trois ans. « J’ai pesé le pour et le contre, et ma décision est allée dans le bon sens à mon avis. Le discours du président a été convainquant, clair et précis. Lorient a les moyens de ses ambitions », estime Gicquel, qui aura sur le plan sportif carte blanche et aussi l’assurance d’une seine concurrence au sein de son nouveau groupe. Car bien sûr, avec trois joueurs mutés, il y aura toujours un élément qui restera sur le banc lors des matchs. « Cela faisait parti du deal avec Eric, Hiro et Pierre-Marie ». Toujours licencié à Guidel comme ce fut le cas l’an passé, Gicquel s’offre donc un nouveau challenge sous la bannière du patronage cépiste, avec l’ambition de retrouver les paniers nationaux. « L’objectif est de se stabiliser en PN1 durant deux voire trois saisons. Après, nous souhaitons accéder au championnat national, et bien sûr, y rester ».
Pierre Bernard

 

 

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