N3M. EO Landerneau - CEP Lorient : 67-66 Et de trois pour Landerneau !
Après le succès lors du derby nord-finistérien il y a une semaine, Landerneau a poursuivi, hier, son retour aux affaires en dominant d'un tout petit point un CEP Lorient qui a manqué le coche.
C'est devant une salle omnisports bien remplie que l'internationale Émilie Gomis, de passage en Bretagne, donnait le coup d'envoi de cette rencontre capitale pour les deux équipes. Au vu de l'enjeu, il paraissait évident que l'on allait assister à un match plutôt animé mais pour le coup, à part les Lorientais, personne n'a regretté sa soirée car c'est au bout de deux heures dix d'un combat acharné que Jimmy Vérove et ses partenaires sont venus à bout d'une équipe lorientaise bien mal inspirée en fin de partie. Le début de match était équilibré, la tension était palpable et l'adresse pas vraiment au rendez-vous. Vérove et Le Goff scoraient à l'intérieur et Le Prado, côté visiteur, en contre-attaque. La rentrée du vif-argent Rako allait toutefois permettre aux Lorientais de se détacher pour mener 17-20 (10e).
Les défenses parlent
Régis Bernard, le coach landernéen, en l'absence de Franck Vérove, suspendu, demandait alors à ses troupes de défendre en zone mais Rako et Rota s'en donnaient à coeur joie à 3-points et Lorient se détachait (17-3, 13e). Sentant le danger, Jimmy Vérove provoquait la défense adverse et alimentait la marque sur lancer-francs mais l'expérimenté Rota, côté cépiste, n'était pas en reste et Lorient menait toujours 34-43 à la pause. Durant le troisième quart-temps, les équipes défendaient toujours en zone, ce qui n'était du goût des scoreurs qui restaient muets de part et d'autre. Lorient remportait ce quart-temps 9-7. C'est dire! Au vu du manque d'adresse, remonter onze points semblait mission impossible aux Éoliens mais l'incroyable allait se produire sous l'impulsion d'un David Le Goff retrouvé et d'un Jimmy Vérove toujours aussi motivé et combatif. Le Gac et Yvinec scoraient à trois points, Pellan revenait à son meilleur niveau et Landerneau grignotait son retard pour égaliser (62-62, 38e). La salle était debout et le duo arbitral, légèrement dépassé mais il est vrai guère aidé par le comportement de certains joueurs. C'est Le Gac, à vingt secondes de la fin, sur lancer-franc, qui donnait la victoire à Landerneau, lui permettant ainsi de rester en course pour le maintien en Nationale 3. Mais quel manque de lucidité des Cépistes en cette fin de partie! Arbitres: MM. Potier et Isselin. LANDERNEAU: Pellan (5), Broudin (4), M.Le Goff (4), Le Gac (13), Vérove (23), D.Le Goff (8), Yvinec (3), Gloanec (7). LORIENT: Le Prado (13), Dréano (10), Barraud (2), Le Borgne (4), Rako (18), Rota (19), Mouanghe (0)
LE TELEGRAMME(30/01/10)
N3M. EO Landerneau - CEP Lorient, ce soir (20 h) Une victoire, sinon...
Landerneau, que l'on croyait mort et enterré, reçoit Lorient ce soir. Pour un duel de bas de tableau qui sent déjà le souffre.
Il y a des statistiques qui en balayent d'autres d'un simple revers de main. En quinze rendez-vous, l'EO Landerneau n'a vaincu que deux fois cette saison, soit le pire bilan de cette poule E. Vu comme ça, l'équipe lorientaise, qui se rendra dans le Finistère tout à l'heure, n'a donc pas grand-chose à craindre de son homologue frontalier. Seulement voilà, ces deux rencontres gagnées l'ont été lors des deux dernières journées, à la faveur de l'arrivée de l'ancien champion d'Europe Jimmy Vérove. Une série, qui forcément, remet quelques pendules à l'heure. Alors pour quitter la pointe bretonne avec le sentiment du devoir accompli, il faudra d'abord contenir l'ancien du CSP Limoges, qui la semaine passée a passé 38 points à son adversaire. Une arme offensive de choix pour l'EOL, qui tentera donc, ce soir, de poursuivre sa route un peu folle vers le maintien, face à une équipe cépiste qui n'a presque plus le choix. En effet, une défaite ce soir compliquerait sérieusement la tâche de Johann Praud et de ses hommes, qui à l'aller, l'avaient tout de même largement emporté. Mais bien sûr, à cette époque, il n'y avait pas un certain Vérove dans l'effectif adverse...
LE TELEGRAMME(25/01/10)
N3M. CEP Lorient - La Séguinière (77-86) Mouangue, la force tranquille
De retour à son meilleur niveau après une longue blessure, l'ancien international camerounais Emile Mouangue a présenté samedi l'une des meilleures copies cépistes face à La Séguinière.
En amateur et passionné des années 80, Emile Mouangue a forcément apprécié la soirée d'avant-hier. Sur leur parquet, les Lorientais ont en effet repris avec coeur le «Saturday Night Fever» de John Badham. Quarante minutes de spectacle endiablé face à la meilleure formation de la poule E qui, malgré le final raté, auront ravi une salle Brisset pleine comme un oeuf.
«Un défi à relever»
«C'était vraiment un super match, face à une équipe vraiment très forte», dira le Camerounais de 38 ans une fois sorti du vestiaire. «Un super match», qui se scella pourtant sur une défaite imméritée dans les deux dernières minutes. «Nous avons péché par un cruel manque d'expérience. L'ensemble de l'équipe a fait le boulot, mais il y a eu trois minutes en trop dans ce match», tançait le plus ancien des Lorientais. Lui, comme ses neuf autres collègues, fut très bon, empilant rebonds et aides défensives, avec une feuille de 14 points. «Emile, c'est l'ancien, le sage de l'équipe. Il ne galope pas beaucoup, mais compense par ses ballons gagnés et sa hargne devant le panier», confirme Pierre-Marie Dréano. «J'étais vraiment très motivé. J'avais comme un défi à relever: deux ou trois mecs de La Séguinière sont encore plus âgés que moi, alors je me devais de bien faire». Quarante minutes plus tôt, le discret camerounais s'était octroyé un temps de parole aussi rare que précieux dans le vestiaire morbihannais. «Je ne suis pas du genre bavard, mais j'ai senti cette fois que je devais booster l'équipe. Je suis l'ancien de cette équipe, et je me dois de montrer le bon chemin à prendre».
Maintenant il faut gagner!
A défaut de bon chemin, les Lorientais ont donc emprunté un énième cul-de-sac, qui, conjugué aux succès d'Avrillé et de Nantes, font froncer les sourcils de l'intérieur. «Ce ne sont vraiment pas de bonnes nouvelles. Désormais, il faut impérativement gagner. A commencer par la semaine prochaine, à Landerneau». Problème, l'EOL, désormais nanti d'un certain Jimmy Vérove, vient de casser la baraque samedi contre le BB 29. 38 points lors du derby nord-finistérien...
LE TELEGRAMME(24/01/10)
N3M. CEP Lorient - La Séguinière: 77-86 Lorient est malheureux
Après s'être longtemps accrochée, menant même à la marque la plupart du temps, l'équipe de Lorient a chuté dans le final, hier soir, face au leader, La Séguinière.
Ils ont espéré. Pendant longtemps. 38 minutes, précisément. Et puis le rêve s'est écroulé, renversé par un dernier panier de Ron Anderson à trois points. L'écart, qui n'avait alors jamais dépassé les sept unités, se creusa sévèrement et inéluctablement. Lorient échouait sur la dernière marche d'un match qui n'a cessé de s'élever.
Frères d'armes
Ce diable de Ron Anderson, c'est un peu comme un hoquet qui vous harcèle toute une soirée. Il débarque sans prévenir et ne s'arrête pas si facilement. Combinaisons spéciales, subterfuges ou simples «prise à deux», rien n'y fait. Des contractions spasmodiques incontrôlables, sous le panier comme à mi-distance, au rebond comme à la passe. C'est lui, d'ailleurs, qui entraîna La Séguinière en début de rencontre, restant calée à hauteur d'une équipe cépiste lancée sur les chapeaux de roues (19-18, 7e). Mais à La Séguinière, il n'y a pas que Ron Anderson et ses quelque 500matchs en NBA. Il y a Karim Ouattara, bien sûr, mais aussi un duo «sang pour sang» talentueux: les frères Devanne. Pas de quoi faire rire les Lorientais pour autant. Deux jeunes basketteurs aux cheveux noirs et à l'apparence frêle, mais solides comme un roc quand il s'agit de faire trembler le panier. Surtout derrière la ligne des 6,25m. Avec leur composition (53 points à eux deux!), «La Ség» s'est ainsi fendue d'une statistique peu banale qui pesa dans la soirée: huit paniers inscrits à 3-points en première mi-temps. Au total, les visiteurs en inscriront quinze, ce qui leur permit de mener à la pause (48-51, 20e), et de rester en vie à la 30e (66-64).
Barraud exclu
La suite fut superbe... et triste à la fois. Haletante... et désolante. Au coude à coude à la 32e (68-68), et encore dans les bons rails à trois minutes du terme (77-77), Lorient s'écroula finalement. Adroits jusqu'ici, les Lorientais échouèrent grossièrement devant l'objectif. Leur individuelle stricte, oppressante jusque-là, perdit de son efficacité. Barraud, lui, pour cinq fautes, se fit même exclure. La Séguinière, elle, dans ces dernières minutes, empila les paniers... LORIENT: Rota (17), Le Borgne (7), Pouxviel (7), Dréano (15), Le Prado (4), Toumelin (0), Sahun (2), Rakotondrasolo (5), Mouangue (14). LA SÉGUINIÈRE: Ouattara (8), Anderson (18), Baudry (2), Devanne F. (24), Griffon (0), Simon (0), Duthe (2), Lucky (3), Devanne E. (29).
LE TELEGRAMME(21/01/10)
N3M. CEP Lorient - La Séguinière, samedi (20 h) Ouattara, le colosse des Mauges
Samedi, le CEP Lorient accueillera La Séguinière de Ron Anderson. Une équipe de luxe composée également de l'immense Karim Ouattara, ancien professionnel au parcours bigarré, aujourd'hui reconverti dans le gardiennage.
La Séguinière, 4.000 âmes à peine, sa campagne débonnaire et son église Notre-Dame de l'Assomption. «Un p'tit bled où les p'tits vieux n'ont jamais vu de blacks de 2m 12», s'amuse à raconter Karim Ouattara. Un nouveau monde, délicieusement décalé des lumières du professionnalisme pour cet intérieur de 39 ans, qui après quelques bourrasques a trouvé son havre de paix dans la banlieue choletaise. Car de sa voix de baryton au bout du téléphone, ont d'abord grésillé les quelques anecdotes malheureuses qui ont parsemé sa carrière. Une longue blessure au dos et une «trahison», comme il le dit. «J'ai quitté Châlons-en-Champagne d'un commun accord avec les dirigeants de l'époque. A l'amiable. Seulement, un jour, des huissiers sont venus chez moi. J'ai eu, également, des saisies sur salaire. Apparemment, je devais de l'argent aux impôts après mon passage dans ce club. Tout cela, je n'y suis pour rien. Je ne suis pas fautif. Mais ça m'a causé pas mal d'ennuis. J'ai même pété les plombs». S'en suivra une «dépression», avouera-t-il un peu plus tard. Heureusement, aujourd'hui, le basket a repris le pas, ses 2m 12 martèlent le parquet comme au bon vieux temps, et son entreprise de gardiennage, montée en ville, se porte comme un charme.
Une sécurité intérieure
Un bon vieux temps qui s'écrit d'abord avec un souvenir, «celui du final four en Euroligue avec l'ASVEL». Avec des noms, aussi. Jim Bilba, l'ex coéquipier et copain de chambre en déplacement. Delaney Rudd, l'ami d'aujourd'hui et partenaire d'hier. Jacques Monclar, Greg Beugnot... Joli destin pour ce gamin de Bondoukou très vite prédestiné aux joutes verticales avec un double mètre rapidement franchi. Une taille qui, aujourd'hui, épaule donc La Séguinière dans sa quête de hauteur. Frêle leader, La Ség' pourrait pourtant descendre d'un cran après son escale lorientaise après-demain. «Dans la vie, il ne faut sous-estimer personne. En basket, les petits peuvent gagner les gros. A Lorient, il y a des jeunes très rapides. J'avais été impressionné à l'aller. Je suis donc méfiant. Mais je n'ai pas peur». Pas si facile que cela de faire trembler un colosse.
LE TELEGRAMME(11/01/10)
N3M. CEP Lorient - BC Saint-Nazaire : 85-84 Au bout du suspense
A l'issue d'un suspense quasi-insoutenable, le CEP Lorient a décroché un superbe succès, samedi soir face à Saint-Nazaire (85-84), grâce à deux lancers-francs transformés par Hiro Rota dans les derniers instants de la partie.
Quatre secondes à jouer. 83-84 en faveur de Saint-Nazaire. Mais, entre les doigts de Rota, qui n'a pas encore inscrit le moindre point du match, deux lancers-francs en guise de dernière chance. Un silence de cathédrale, quelques prières et des yeux qui s'écarquillent pour suivre l'ascension du premier shoot vers le panier. Un tampon sur le plexiglas, un ricochet sur l'arceau et une première balle qui rentre. 84-84. Dans un second élan, la deuxième tentative confirmera la première. Et Lorient, qui fit la course en tête durant 37 minutes, ne sera donc jamais rattrapé.
Mais qui prend les rebonds?
Une issue qui ne pouvait être que belle pour Lorient qui, après tout, a pris le match par le bon bout, semant rapidement le désordre dans la plus mauvaise défense du championnat (19-16, 10e). Du désordre, on passa rapidement à la pagaille, avec 16 points de plus pour les Bretons (36-20, 15e). Une belle poignée d'avance qui n'empêcha pas les belles crises de nerfs de Johann Praud, conscient de la grande pauvreté du rebond local. C'est d'ailleurs de là que viendra le salut des Nazairiens qui, avec leur maillot bariolé d'une dizaine de sponsors, firent sonner leur réveil (44-33, 20e; puis 46-43, 24e). Geyser en plein désert, le capitaine adverse, Hendersone, provoqua ainsi quelques jolis miracles pour remonter la pente, ponctuant chaque panier marqué d'un «taisez-vous cher public» en dix fois moins poli (56-54, 27e). Et pourtant. Au troisième virage de ce superbe match, ce sont bien les Bretons qui menaient la danse (62-60, 30e).
Le maintien est moins loin
Dans cette excitation finale, les Lorientais poursuivaient leur ascension, respectant le basket-ball et les consignes de leur coach face au sixième du championnat. Deux points d'avance, puis quatre. Puis six, huit et dix (72-62,33e). Mais Saint-Nazaire, avec une réussite maximum et davantage d'expérience, s'accrocha (75-72,35e; puis 83-83, 39e). La suite, vous la connaissez. Florissante d'applaudissements. Celle du championnat, pour les Morbihannais, pourrait bien être tout aussi belle. Car désormais, il ne reste plus qu'à gagner quatre matchs pour se sauver. LORIENT : Rota (2), Le Borgne (6), Pouxviel(18), Dréano (12), Le Prado (16), Toumelin (8), Sahun (8), Rakotondrasolo(0), Barraud (12), Le Gonidec (3). SAINT-NAZAIRE : Devezeaux (6), Caillaud(12), Zonzon (23), Milango-Boulabac (4), Hendersone (31), Saotic (8).
LE TELEGRAMME(20/12/09)
N3M. Union Rennes - CEP Lorient : 64-61 Des Lorientais trop justes !
Battus sur le fil, les Cépistes auraient pu empocher la mise, hier soir, à Rennes. Ils avaient, en tout cas, un bon coup à jouer. Mais leur collectif, trop juste, ne leur a jamais permis de passer devant. Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette dernière levée de l'année n'aura guère été à la hauteur. Quel petit basket! Certains rétorqueront que les défenses se sont bien tenues; ce n'est pas faux. Mais, à l'opposé, que de déchets en attaque! La hotte du Père Noël se serait bien passée de toutes ces maladresses, et notamment au niveau des tirs.
Que de fautes!
Cette rencontre, hachée par les fautes (62! au total), a cependant tenu le nombreux public en halène jusqu'au bout. Quoique distancés un instant de 11 points (46-35 à la 25e), les Lorientais n'ont jamais lâché prise. Ils ont toujours su profiter des nombreuses maladresses adverses pour recoller. Mais jamais ils n'ont pu passer devant. Pourtant, sur la fin, on a bien cru qu'ils allaient coiffer leurs hôtes. Seulement, les deux dernières possessions ont été gâchées. Et Garel a réussi deux lancers francs qui ont définitivement assuré la victoire des locaux, à quelques secondes du terme. Mais que de regrets donc pour les Lorientais à qui, on l'a dit, il a manqué l'adresse mais aussi plus de volume de jeu dans le secteur intérieur. Rota, Le Prado et Pouxviel ont sans doute trop porté le ballon aussi. Bien la plupart du temps, mais on aurait aimé voir davantage de ballons finir sous le cercle. Ceci étant, côté défense, les gars de Johann Praud auront parfaitement maîtrisé leurs adversaires, proposant, surtout après la pause, une bonne zone très compacte. Malheureusement, cela n'a pas suffi. Plus complets, les Rennais ont tout de même eu le dernier mot, mais sans convaincre. Trop brouillons et individualistes, ils n'ont dû leur salut qu'à l'attaque de Bourgade, le seul vraiment à la hauteur, hier soir. Arbitres: MM. Raoult et Abline. Evolution du score: 14-14; 18-15; 15-15; 17-17. RENNES: 20 tirs réussis sur 54 dont 2 sur 8 à 3 points; 22 lancers francs réussis sur 37. 32 fautes dont 1 disqualifiante pour Ben Driss. Delon (2), Garel (4), Bourgade (17), Richet (4), Esneu Doguet (12), Sall (6), Ben Driss 6, Kitter (11), Crusson (2). LORIENT: 18 tirs réussis sur 54 dont 3 sur 15 à 3 pts, 23 lancers francs réussis sur 31. 30 fautes. Le Prado (13), Dreano (10), Barraud (5), Sahun (9), Rota (5), Toumelin (6), Pouxviel (13), Mouangué (1).
LE TELEGRAMME(15/12/09)
Coupe de France. Cep Lorient ? St-Laurent-de-la-plaine (77-79) Retenir le positif
Les Lorientais se sont fait éliminer du Trophée Coupe de France par Saint-Laurent de-la-plaine, samedi. Pourtant, tout ne fut pas à jeter lors de cette rencontre entre deux formations qui se ressemblaient comme deux gouttes d'eau.
Toutes les deux sont à la lutte pour éviter la relégation dans leur groupe respectif de N3M et ce match de Coupe de France a montré qu'elles étaient bien proches l'une de l'autre. Tout le monde voulait passer ce tour, tout en laissant penser que ce n'était pas la priorité du moment. Néanmoins, c'est Johann Praud, l'entraîneur lorientais qui tiendra le plus ses promesses: «Nous voulons gagner ce match et, par ailleurs, donner de temps de jeu à ceux qui rentrent moins d'habitude.» Et les jeunes pousses du Cep auront en effet eu le temps de montrer leur valeur. Praud a pu voir que ses jeunes répondaient présent dans le combat et ne lâchaient rien en défense. La seconde période et le temps additionnel attestant que les Cépistes, bien que pratiquement toujours menés à la marque, n'ont jamais abdiqué. Dommage, car cette débauche d'énergie aurait pu aboutir à un autre scénario, si l'attaque s'était montrée à la hauteur de la défense... Le Prado, l'homme de la fin de rencontre, a été complètement hors sujet dans la première partie du match, que serait-il advenu si ses nombreuses tentatives avaient trouvé le chemin du filet en première période? Mais les Thoumelin, Pouxviel et autre Dréano auront appris qu'il ne sert à rien de contester (à tort ou à raison) les décisions arbitrales. Il leur a manqué ce brin d'expérience en plus que Saint-Laurent-de-la-plaine possédait. La fin palpitante, qui a vu le public lorientais sortir de sa réserve, augure de belles soirées salle Brisset, car les Cépistes ne lâchent rien et leur esprit de combat devrait leur permettre de renouer avec le succès. Les talents sont présents, reste à les canaliser.
LE TELEGRAMME(07/12/09)
N3M. CEP Lorient - Betton CS (63-68) Le CEP n'est pas venimeux
Par manque d'engagement physique, le CEP Lorient s'est incliné face à Betton et se retrouve pour la première fois de la saison en position de relégable.
Le CEP, trop comestible pour ses adversaires? Peut-être bien. En tout cas, ce matin, on a beau prendre le classement par tous les sens, le compte n'y est pas pour des Lorientais affublés d'une nouvelle défaite en championnat, malgré un jeu séduisant à bien des égards. La faute à une tendresse en fin de rencontre qui se paye cash à ce niveau de la compétition.
«Pas assez dur dans le jeu»
«C'est plus difficile que prévu. Je pensais conclure la poule aller avec cinq victoires, et aujourd'hui, nous en sommes qu'à trois», peste Johann Praud. Certes, «l'envie est là», mais pour rester en vie dans cette poule 3, Lorient n'a plus vraiment le choix. «Cette défaite contre Betton est pénalisante, car celle-ci nous oblige à gagner chez eux au retour», insiste l'entraîneur morbihannais qui, samedi, a vu les limites de son groupe. «A un moment donné, le basket-ball se joue au mental. Les gars n'étaient pas sous pression en début de championnat, mais maintenant, c'est différent. Le groupe est jeune, et pas assez dur dans son jeu».
Reviens vite, Rako!
A mi-saison, le bilan n'est donc pas le bon. Mais pas de panique, non plus, chez les Cépistes. «Samedi, dans notre malheur, il y a eu une bonne nouvelle: en plus d'avoir préservé le goal-average, il y a eu la défaite d'Avrillé contre Nantes. De plus, il reste encore beaucoup de matchs. Je pense que l'on a encore plein de cartes dans nos mains», assure Praud. Et puis, aussi, début janvier, Eric Rakotondrasolo devrait claquer la porte de l'infirmerie. Un retour attendu afin d'entamer au mieux une poule retour durant laquelle le CEP appuyer sur le champignon pour ne pas se faire emporter par la lame de fond qui attend les mal classés à l'heure du décompte final.
Par manque de rebond et d'adresse à longue distance, les Lorientais sont tombés face à Betton, hier soir, et constatent, que ce matin, il n'y a plus grand-monde derrière eux au classement.
La toute dernière salve n'y aura rien changé. Déjà revenu de l'enfer d'un premier quart totalement maîtrisé par l'adversaire, Lorient eut le mérite de toujours y croire, remontant aux forceps en toute fin de match (56-66 puis 60-66 à 17 secondes de la fin). Mais ce résultat (très) négatif était comme écrit d'avance, hier soir, sur le parquet de Brisset.
Le show et le froid
Par un rebond trop friable et une maladresse récurrente derrière la demi-lune, Lorient n'a même jamais mené au score face à cette vigoureuse formation de Betton. Le patronage, n'a, en fait, vécu que par soubresauts, comme avec cette remontée éclair qui relança la partie peu avant la deuxième cloche par la grâce d'une zone 2-3 mieux clôturée (10-20, 8' puis 26-28, 19'). La zone presse et l'altruisme d'un Rota, qui finira par ailleurs meilleur producteur de la soirée, engageait ensuite les meilleures perspectives pour les locaux (17-8 pour les Lorientais en 8 minutes de jeu). Mais hier, il ne suffisait pas d'avoir le courage accroché au coeur et l'adresse ficelée au poignet: il fallait également avoir la tête froide et un mental rompu à toute épreuve. Dans une fin de soirée tendue, Le Prado devait ainsi rejoindre les vestiaires avant l'heure suite à un mauvais geste sur le terrain. Le tournant du match, probablement, même si, donc, Lorient flirta encore avec le succès dans les derniers instants de la partie. Mais ce matin, ce sont bien les Bettonnais qui passeront l'hiver au chaud, loin de cette ligne rouge qui n'est désormais plus vraiment virtuelle pour les Lorientais. Evolution du score. 16-23, 11-10, 14-15, 22-18. LORIENT. Barraud (8), Sahun (1), Rota (23), Le Prado (12), Pouxviel (0), Toumelin (6), Dréano (10), Le Borgne (3), Le Gonidec (0). BETTON. Renault (9), Michelet (15), Sane (0), Michel (18), Chevrier (5), Paisley (8), Bore (13).
LE TELEGRAMME(04/12/09)
Tahon, 20 ans après
Assistant coach de la nouvelle génération, le très discret Greg Tahon raconte pourquoi il a quitté son Nord natal pour rejoindre Lorient à la fin des années 80. Les acteurs de « la belle époque» s'en souviennent aussi...
L'histoire est belle à croquer. Convie même aux plus beaux souvenirs d'une génération, et délie les langues des plus taiseux. Une tranche de vie qui concerne d'ailleurs un homme qui ne parle pas, un silencieux comme une huître qui ne s'ouvre que quand la discussion en vaut la peine.
«J'étais fasciné par ce mec»
Cette histoire est celle d'un modeste joueur de Prénationale de la banlieue de Roubaix, qui débarqua un jour à Lorient pour voir son idole autrement que sur papier glacé. «Un soir, je suis tombé sur un article de Maxi-Basket qui parlait d'un certain Ed O'Brien. Tout de suite, j'ai été fasciné par le personnage. J'ai pris mes valises et décidé de signer au CEP Lorient pour le rencontrer». Arnaud Simon, bibliothèque vivante du CEP Lorient et fils de Bernard, qui fut dans les années 80 la plume du basket lorientais, se souvient. «En arrivant, il m'a tout de suite parlé d'Edward O'Brien. Il était subjugué par ce mec». O'Brien ou Edward aux mains d'argent, l'idole d'une génération et d'un p'tit Ch'ti qui, un an plus tard, parviendra à jouer ses côtés, à la faveur de qualités insoupçonnées. «C'est marrant... Greg est venu pour rencontrer Ed, et finalement, il a démarré à Lorient une vraie carrière de basketteur. En fait, on a tout de suite été surpris par ses qualités de joueur», se rappelle Guy Prat, qui porta le maillot de l'équipe première de 87 à 89. «Nous étions arrivés en même temps dans l'équipe espoir. Greg, c'était un mec timide, qui ne parlait pas, et ne payait pas de mine... Mais quel joueur!», s'étonne encore Fred Casanova.
Parole de Ch'ti
Trente ans plus tard, l'homme est toujours aussi silencieux. Toujours autant respecté, aussi. «Un mec attachant au possible», souligne Guy Prat, désormais coach à Montpellier (N2F). «Un vrai Ch'ti, courageux et vraiment attachant», répétera Arnaud Simon. Aujourd'hui, Greg le nostalgique veut souffler sur les braises d'une histoire qui s'est trop vite consumée. «Avec cette génération, il y a moyen de faire de très belles choses. J'y crois vraiment», dit celui qui, aujourd'hui, assiste Johann Praud sur le banc. En attendant, à Lorient, les dribbles d'Ed O'Brien alimenteront encore les souvenirs entre la poire et le fromage. «On doit se revoir, pour se faire une petite bouffe. On parlera du renouveau du club, et de son superbe passé».
Pierre Bernard
LE TELEGRAMME(23/11/09)
N3M. CEP Lorient - Avrillé (75-67) « La N3, c'est fantastique »
Du premier match contre Rennes jusqu'au succès de samedi face à Avrillé, les jeunes Cépistes racontent cette belle aventure qu'est la Nationale 3.
94 jours. Trois mois de compétition, neuf rencontres et, déjà, des souvenirs en pagaille pour les basketteurs lorientais, qui samedi, ont consolidé leur chance de signer un second bail consécutif.
Stresse et paillettes
Une longue odyssée qui a pris son élan avec la réception de Rennes, le 19septembre dernier. «La pression du premier match, et le plaisir des retrouvailles avec le public», dira l'ailier Ronan Le Gonidec. La première victoire, aussi, en récompense d'un été studieux. Puis, il y a eu «les regrets de Saint-Nazaire», comme l'explique Pierre-Marie Dréano. «Ce match, on le perd tout seul. On a appris des trucs ce soir-là». Huit jours plus tard, une autre étape: Caen et sa belle armada. «Là, on a vu un niveau d'écart. Caen, c'est vraiment fort», s'étonne aujourd'hui encore l'arrière Florient Pouxviel, qui, aux côtés de Benjamin Sahun, évoque rapidement le voyage à LaSéguinière. «Une salle remplie à bloc, des tambours, des grands drapeaux, des Pom-pom girls, un programme d'avant-match avec nos noms dessus, une présentation à l'américaine...» Puis, il a bien fallu décrocher une deuxième victoire, contre Landerneau. «Un beau match, et un gros ouf de soulagement. C'était avant le combat contre Fougères. Un match dur, où deux de nos gars ont été blessés... Là-bas, on a pris des sacrés brins», peste encore Jérôme Toumelin.
Le meilleur est pour bientôt
Samedi, dans une ambiance survoltée, le neuvième match s'est conclu «par la plus belle de nos victoires», assure Pouxviel, qui connaît l'importance de ce troisième succès qui assure un avantage certain sur Betton, Rennes et Landerneau. Mais en attendant le décompte final, Dréano sait que de nouveaux frissons parcourront bientôt les tuniques blanches floquées de l'ancre marine. «Dans quelques semaines, on va à Laval. Là-bas, c'est 1.000personnes dans les tribunes. Et ça gueule!» Le Gonidec tempère. «De toute façon, à chaque déplacement, les salles sont pleines. C'est ça, aussi, la magie de la N3. C'est fantastique». Une magie qui, si tout se passe bien, bercera à nouveau les passionnés de basket-ball dans le Morbihan l'an prochain.
LE TELEGRAMME(09/11/09)
N3M. Lorient - Laval (55-74) Rota, l'indispensable
Maître à jouer d'une équipe qui a du mal à se passer de lui, Hiroana Rota fait l'unanimité au sein du patronage. Paroles de Lorientais.
«Y a-t-il une Rota-dépendance au sein de l'équipe du CEP?» Sans doute un peu directe, la question eut au moins le mérite de dérider les basketteurs morbihannais, hier soir après leur défaite contre Laval. Le mérite de provoquer quelques éclats de rire et d'entamer un mini-débat sur lequel tout le monde s'est vite mis d'accord.
«Heureusement qu'il est là»
«C'est clair, Hiro, c'est lui qui trouve les solutions. En fait, on se repose beaucoup sur lui», dira d'abord l'intérieur Samuel Glémot, vite rejoint par l'ailier Gauthier Le Borgne. «Sans Rota, y'a pas», souriait-il, avant d'approfondir la réflexion. «C'est l'organisateur, lui qui nous dirige. Il tire les mecs vers le haut». «Hiro, c'est la force tranquille», interviendra ensuite Ronan le Gonidec. «Heureusement qu'il est là, c'est sûr. Ce mec est fluide, toujours bon sur un terrain. En fait, on ne se souvient même plus de ces matchs pas terribles. C'était quand, au fait, la dernière fois qu'il a mal joué?» Pas de réponse, juste un moment de flottement pour mieux trinquer à la santé d'une équipe qui, malgré une sixième défaite, croit encore largement en son destin dans cette pouleE.
Hiroana «Vahirua» Rota
Chef d'orchestre vibrionnant, ce Tahitien aux doigts habiles qui se glisse telle une couleuvre vers l'arceau est d'abord un homme de terrain, qui s'efface volontiers une fois les 40 minutes consommées. «Hiro n'est pas une grande gueule: ce n'est pas lui que l'on entend dans le vestiaire. C'est le personnage qui est comme ça, un peu en retrait». D'ailleurs, l'intéressé, qui venait de se faire la malle, ne décrochera pas son téléphone le lendemain pour parler de son impact sur le parquet. Mais avant de quitter un club-house qui ne désemplissait pas malgré l'heure tardive, nous vint une deuxième et dernière question, qui elle aussi fit son effet. «Ses passes, sa classe, son élégance, son impact... Hiro ne serait-il pas un peu le Vahirua du CEP Lorient?». Hilarité générale. Puis retour au sérieux, avec Le Gonidec. «C'est pas si bête de dire ça. La dernière fois, dans un bar, ils sont restés longtemps à discuter entre eux. J'ai entendu une fois qu'ils étaient cousins éloignés... ». Alors si c'est de famille...
Pierre Bernard
N3M. Brest Basket 29 - CEP Lorient : 74-66 Plus dur qu'il n'y paraît
Victoire sans éclat, mais victoire tout de même pour les Brestois qui ont ferraillé dur avec les Lorientais pour, finalement, en venir à bout...
On croyait le CEP en proie au mal des transports depuis le début de la saison mais leur entame de match à Brest semblait prouver le contraire. Face à des locaux en dehors de leur sujet, les joueurs de Johan Praud prenaient les Bébéistes à leur propre jeu en misant sur une rapidité d'exécution et une domination unilatérale au rebond. La zone presse sur panier marqué gênait le BB29 aux entournures et le scénario catastrophe s'annonçait: 3-13, 6e. Malgré un festival de mauvaises passes, les hommes de Philippe Le Goff restaient au contact à la faveur d'une avalanche de fautes lorientaises qu'ils concrétisaient en lancers francs (19 sur 26). Et, sous l'impulsion de Mickaël Loriant en contre-attaque, les Brestois prenaient tardivement les commandes au tableau d'affichage: 31-27, 16e. En face, le soufflet était quelque peu retombé et l'omniprésent Hiroana Rota (17 points) colmatait les brèches de toutes parts.
Intenable Rota!
La mi-temps n'était pas vraiment un indicateur (38-34) puisque Lorient remettait un coup d'accélérateur au retour des vestiaires et entretenait largement le doute chez ses hôtes. Sahun et Le Prado y allaient de leur quote-part tandis que le seul Matias Redondo émergeait de la torpeur brestoise. Fort heureusement, Steven Cunin et Nicolas Carré reprenaient leur équipe en mains et se chargeaient d'appliquer les consignes sur jeu placé demandées par leur coach.
Lorient décimé par les fautes
Un panier-bonus du capitaine finistérien offrait même une bouffée d'oxygène (60-34, 32e) que l'on imaginait décisive car le CEP était décimé par les fautes (Gonidec 32e, Toumelin 36e et Sahun 39e) et Tony Gwane-Engoué régnait sur les raquettes de deux côtés du terrain. Mais ce diable de Rota sortait une nouvelle fois de sa boîte et maintenait le suspense jusque dans la dernière minute: 71-66. Le temps pour Philippe Le Goff de recadrer ses troupes pour le «money time» et la balance penchait définitivement du côté brestois. Non que ça n'ait été sans mal... Arbitres: M.Olive et Mme Troadec. BREST: Tanné (5), Cunin (6), Carré (10), Redondo (11), Jeddari (6), Loriant (17), Gwane-Engoué (16). LORIENT: Darraud (1), Le Borgne (3), Pouxviel (11), Le Prado (13), Sahun (15), Rota (17), Toumelin (4).
LE TELEGRAMME(25/10/09)
N3M. Pays de Fougères - Pays de Lorient : 75-65 Pas si négatif que ça !
Les Lorientais se sont bien battus hier soir à Fougères. Mais sévèrement pénalisés en fin de partie, ils ont abandonné la victoire à leurs hôtes. Néanmoins, leur prestation est restée encourageante.
Avec un Le Prado écoeurant d'adresse (trois sur trois à 3 points et cinq lancers francs sur six), les Lorientais ont fait la course en tête lors du premier quart-temps. La défense individuelle prônée par Johan Praud a fait son oeuvre et malgré un M'Poy très en verve, les locaux n'ont pas trouvé la parade, d'autant que Rako s'est mis au diapason de son jeune coéquipier.
Fougères reserre le jeu
Seulement, les Fougerais ont resserré leur marquage sur Le Prado à compter de la 10e minute. Incapables de trouver de bonnes positions de tir, les Merlus ont alors abandonné leur excellent pourcentage pour voir par la même occasion leurs hôtes passer devant. C'est toujours ce diable de M'Poy, inarrêtable en un-contre-un qui s'est chargé de faire l'écart, lequel est monté à neuf points (36-27, 16e). En passant en zone, les joueurs de Johan Praud ont, certes, stoppé l'hémorragie mais sans pour autant retrouver leur adresse. Les maigres neuf petits points inscrits lors du second quart-temps en témoignent. Après la pause sifflée sur le score de 38-32 en faveur des locaux, les Merlus ont de nouveau fait douter leurs adversaires. Avec Le Prado, toujours lui, mais aussi Barraud, ils ont égalisé (40-40, 23e). Seulement leur zone press n'a pas perturbé trop longtemps les Fougerais. Avec Bouvier très sûr à la mène, les hommes de Sébastien Darier ont vite repris les devants face à une formation cépiste soudain très émoussée.
Fin de match hachée
Trop individualistes, les partenaires de Rota ont alors commencé à vendanger sérieusement et la sentence ne s'est pas fait attendre (56-46, 30e). Après cette mauvaise passe, les visiteurs ont tenté un baroud d'honneur mais le corps arbitral a pris alors des décisions qui ont pesé sur la fin des débats. Johan Praud s'est même fait exclure du banc lorientais, alors que Rako abandonnait ses partenaires sur blessures. Dommage que cette fin de rencontre n'ait pas été à la hauteur pour les Lorientais, au jeu au demeurant intéressant. Arbitre: MM. Gilles et Isselin. Evolution de score: 22-23, 38-32, 56-46, 75-65. PAYS DE FOUGÈRES: 24 tirs réussis sur 58 dont cinq sur 20 à 3 points; 22 lancers francs réussis sur 34; 19 fautes dont une technique pour Darier. La marque: Berthelot (3), Koman (18), Bouvier (18), M'Poy (23), Gadiou (5), Gaziamodo (6), Kamwa (2) LORIENT: 20 tirs réussis sur 64 dont 8 sur 20 à 3 points; 15 lancers francs réussis sur 22; 26 fautes. La marque: Le Prado (25), Le Borgne (1), Pouxviel (10), Rakotondrasolo (10), Sahun (9), Rota (3), Toumelin (2), Barraud (2). Exclusion: Barraud (36e), Rota (39e).
CEP Lorient - EO Landerneau (78-53)
Sam Glémot, le tonton flingueur
Du sang, de l’amour, des chefs d’états, des stars de cinéma, et des balles qui fusent. Plongez dans l’univers incroyable du nouvel intérieur lorientais Samuel Glémot, qui, samedi soir, face à l’EOL, a encore tenu sa réputation d’homme infranchissable.
Un sandwich à la hauteur du bonhomme et à la mesure de son appétit : gargantuesque. Samedi soir, pendant la collation d’après-match, Samuel Glémot a vidé son chargeur et raconté sa vie en quelques répliques dignes des tontons flingueurs d’Audiard et Lautner.
La foi du plus fort
Une vie qui faillit se stopper net aux confins d’un virage tortueux il y a dix ans. Une chute à moto et un diagnostic vertigineux. « Vous n’êtes pas passé loin de la mort. Mais vous ne pourrez plus jamais remarcher. Bien sûr, le sport, c’est fini pour vous ». Heureusement, les médecins n’ont pas toujours raison. A force de courage, sa jambe droite, broyée et en sang, s’est remise à marcher. « Ouais, après ça, on se dit que la vie est trop courte ». Indestructible, le bonhomme s’engagea alors dans l’élite de la police française, pour servir la nation « et voir du pays ». Tireur d’élite et membre de la 9ème compagnie de CRS basée à Rennes, Sam a le verbe haut et la visée juste. « A 200 mètres, j’te tire dans l’œil », assène-t-il, replongeant le nez dans son jambon beurre à moitié englouti.
Une balle dans la peau
Economiseur de mots et de balles perdues, Glémot, 2 m pour 108 kg, n’a donc peur de rien ni de personne. « Les salles hostiles me font rire. Quand tu passes quatre heures à te faire insulter par des manifestants, les huées du public en plein match te paraissent vite dérisoires » assure celui qui fut sur le feu des émeutes à Montfermeil et qui dut protéger les grands de ce monde à Evian, lors du G7 en 2003. « Poutine, Bush, Chirac… Un bon souvenir ». La banlieue et les paillettes du show-biz : tel est le quotidien de ce pivot aux épaules de bûcheron canadien. « A Deauville, j’avais comme mission la protection de Johnny Depp et de Marion Cotillard ». Pas d’anecdotes ni d’historiettes croustillantes sur la Môme. De toute façon, l’homme préfère parler de lagrosse boule orange et des prochains championnats d’Europe Police qu’il disputera avec l’équipe de France, où il usera encore de ses gros muscles, comme récemment, face à l’Angleterre. « Ce jour-là, j’ai défoncé les Anglais que je n’aime pas ». Il en est resté des miettes, comme celles de son sandwich qu’il ramassera soigneusement. Mais pas le temps de discuter plus longtemps. Sa chérie l’attend à la maison, « pour un bon repas et un petit film sur le canapé ». Il paraît que la vie est trop courte.
Pierre Bernard
LE TELEGRAMME(18/10/09)
N3M. CEP Lorient - EO Landerneau: 78-53 Lorient, la force tranquille
Dominateurs de la première à la dernière seconde, les Lorientais n'ont pas franchement peiné pour venir à bout de leurs hôtes, hier soir, au terme d'un match qui ne restera certainement pas dans les annales.
Volontaires, courageux dans l'effort, mais pas de taille à faire chevroter la salle Brisset et ses jeunes occupants. Déterminés à décoller dans cette poule E, les maillots verts de Landerneau sont en effet tombés, hier soir, sur une équipe morbihannaise trop disciplinée pour mordre à l'hameçon lancé, avec conviction, par Franck Vérove.
Un départ fulgurant
En fait, l'EOL, qui a longtemps survécu par son adresse dans le champ, n'a en fait jamais eu l'occasion d'y croire, malgré quelques secousses, dont celle du deuxième quart (48-37,25e), vite retenue par Mouangue et ses partenaires (52-37,26'). Aucune occasion d'y croire, car trop naïf devant l'arceau, et trop peu mobile, comme sur cette dernière action du premier quart: une perte de balle idiote, sur remise en jeu, qui profita à Rakotondrasolo, et envoya Lorient avec 10 points d'avance à la première cloche (21-11, 10e). Lorient, qui d'une individuelle stricte bien appliquée contra la vivacité de Pellan et de Le Goff, poursuivait alors son entreprise de destruction dans la seconde tranche, avec un score, qui avant les rafraîchissements, sentait (déjà) bon la victoire finale (41-29, 20e). Qu'écrire, ensuite, sur la seconde période? La petite rébellion finistérienne, au milieu de ce troisième quart? La domination outrageante des locaux dans le secteur du rebond? Les bonnes relations extérieurs-intérieurs d'une équipe cépiste qui trouve enfin le bonheur sur jeu posé? Ou l'ennui généralisé qui s'empara du public devant l'amplitude du score? Dans tous les cas, ce sont bien les Lorientais qui ont logiquement glané le premier derby de la saison. Avec force, mais sans forcer. Des Lorientais, qui ce matin, ont aussi bien moins de soucis à se faire que leurs homologues finistériens. LORIENT. Pouxviel (6), Rota (15), Sahun (8), Le Prado (18), Toumelin (2), Rakotondrasolo (9), Mouangue (10), Glemot (8), Dréano (4). LANDERNEAU. Le Goff M. (14), Le Goff D. (14), Broudin (8), Pellan (4), Jeddari (3), Mouson (3), Le Gac (5), Mangiardi (4).
LE TELEGRAMME(11/10/09)
N3M. La Séguinière - Lorient : 82-68 Un dernier quart-temps fatal
Les Lorientais ont laissé filer la victoire dans le dernier quart-temps face à une équipe de La Séguinière, motivée par l'enjeu d'une troisième victoire sur son parquet (82-68). Comme il y a deux semaines, les Zinièrais ont du attendre le dernier quart-temps pour construire un succès que les Lorientais ont contesté les trois quarts de la partie. Maladroits, laborieux et privés de surcroît de Sétier, les joueurs d'Arnaud Lebon-Barré ont longtemps cherché la solution devant une équipe de Lorient appliquée et qui tenait la barre grâce à ses tirs primés en première période.
Chassé-croisé
Menés au score à la pause (34-37), les Zinièrais ne pouvaient compter sur un Ron Anderson en panne d'adresse. Le mano a mano allait se poursuivre dans le troisième acte où les deux équipes allaient prendre l'avantage à tour de rôle mais sans créer un écart substantiel. C'est un tir primé déclenché par Ron Anderson à la 32e minute qui portait le coup de grâce aux Lorientais. Les frères Devanne allaient prendre le relais (36 points à eux deux) et enfoncer la tête des Morbihannais sous l'eau. Ils ne refaisaient plus surface, et Ouattara se chargeait d'ajouter des points supplémentaires dans les filets. Arbitres: MM. Gaudichet et Merlière. Mi-temps: 34-37. Evolution du score: 13-12, 21-25, 21-15, 27-16. LA SÉGUINIÈRE: Duthé (7), Lucky (9), Devanne F. (13), Devanne E. (23), Ouattara (15), Anderson (15) CEP LORIENT: Le Prado (6), Dréano (7), Pouxviel (3), Rakotondrasolo (10), Sahun (11), Rota (13), Toumelin (2), Glémot (10), Mouangue (6).
Malgré la courte défaite (74-88), le match face à Caen samedi soir a confirmé la valeur de l'équipe lorientaise et de son ailier fort de 24 ans, Pierre-Marie Dréano.
La colère est passée. Peu utilisé à Saint-Nazaire, Pierre-Marie Dréano n'a pas hésité lundi dernier à sonner à la porte du coach pour comprendre les raisons de sa soudaine mise à l'écart. Une heure, quelques recadrages et une poignée de main plus tard, les deux hommes repartaient pour une semaine d'entraînement avant d'affronter Caen et son armée de bons joueurs.
«Il est dans le vrai»
«En fait, je n'ai joué que cinq minutes à Saint-Nazaire. J'étais colère, je voulais savoir pourquoi je n'étais pas rentré davantage. Il m'a dit qu'il faisait des tests, et qu'il fallait aussi que je sois plus agressif sur un terrain. Je pense que ce soir (samedi), il a été content de moi», expliquait après la rencontre l'ancien Ploemeurois, vite relayé par son coach, Johann Praud. «Je suis plus que content. Pierre-Marie a redonné de l'éclat au match pendant la seconde mi-temps. Il a répondu présent des deux côtés du terrain. Aujourd'hui, s'il a encore quelques sautes de concentration, Pierre-Marie est dans le vrai par rapport à ce que je peux attendre de lui.» Samedi soir, dans une salle Brisset avantageusement remplie, l'ancien Ploemeurois a tranché dans le vif, apporté sa détermination dans le secteur défensif et son écot offensif à une équipe qui a longtemps fait trembler la meilleure formation de la poule.
«PM» veut encore grandir
Une belle soirée, donc, pour celui qui compte déjà à son actif deux saisons en Nationale 3 passées sous des couleurs ploemeuroises qu'il a rejointes après Auray, sa ville natale. «C'est là-bas que ma passion pour ce sport est née. Après mes 14 ans, j'ai grandi de 55cm en trois ans et me suis tout naturellement tourné vers le basket», ajoute celui qui fait de sa passion un métier. «J'ai ouvert ma propre boîte en créant un site internet qui vend vêtements et chaussures pour le basket. En fait, je me suis rendu compte que dans le coin, il n'y avait aucun magasin spécialisé dans ce sport.» Ce matin, entre deux livraisons pour de nouveaux clients, il soulèvera de la fonte aux côtés de Samuel Glémot, avant de rejoindre la salle d'entraînement dans la soirée. En pensant déjà à samedi prochain et au déplacement à La Séguinière. «Si on joue comme ce week-end, il y a moyen de passer. En tout cas, c'est clair, je ne me fais pas vraiment de soucis quant à notre maintien à ce niveau...».
LE TELEGRAMME(27/09/09)
Saint-Nazaire - Lorient : 85-77 Un dernier quart fatal aux Lorientais
Que s'est-il passé dans les têtes des Nazairiens durant le premier quart-temps? En dehors du stress qui se lisait sur le visage de la plupart des joueurs qui ne connaissaient ni la salle ni leur nouveau public (l'effectif fut renouvelé à 60% et il n'y eut pas un seul match de préparation à Saint-Nazaire), il est difficile de trouver une explication. Seulement, les conséquences ont été immédiates. Saint-Nazaire a pris un départ catastrophique, perdant quantité de ballons, maladroit dans ses passes, ratant tout ce qu'il tentait. En face, les Morbihannais, sentant cette crispation générale chez leur adversaire, se lâchèrent très vite sous l'impulsion d'un remarquable Le Prado faisant encaisser aux Nazairiens un cinglant 0-16 (5-2 puis 5-18).
Course-poursuite
Les équipiers d'Henderson se créèrent donc un handicap et ils se lancèrent dans une longue course-poursuite. On vit alors les joueurs faire preuve d'une solidarité porteuse d'espoirs et même l'offensif Henderson (33 points) alla chercher les rebonds défensifs ce qui est loin d'être sa tasse de thé. Petit à petit, la sérénité revint et l'adresse aussi.
Lorient résiste
Seulement, en face, Lorient ne pliait toujours pas, à l'image de Rota et de l'inévitable Le Prado. Il fallait donc attendre, après plusieurs égalisations, la 2ee minute pour que l'ABCN passe devant (55-54). Mais c'est vraiment dans le dernier quart-temps que les joueurs se libérèrent pleinement, gagnant leurs défis physiques, récupérant les ballons, retrouvant leur adresse dans les shoots extérieurs avec les deux primés coup sur coup de Caillaud. Faute d'avoir dominé son sujet face à une équipe courageuse, l'ABCN a montré qu'elle avait des qualités mentales. Les Lorientais ont, quant à eux, montré qu'ils avaient des ressources. De bon augure pour la suite d'un championnat dans lequel le courage finira sans doute par payer. Arbitre: MM. Autrinal et Thuloup. 100 spectateurs. Mi-temps: 33-38. Evolution du score: 16-23, 17-15, 22-16, 30-23. SAINT-NAZAIRE. Devézeaud (1), Blino (4), Caillaud (17), Saotic (18), Milongo (4), Henderson (33), Zonzon (8). LORIENT. Le Prado (25), Dreano (2), Le Borgne (8), Rakotondrasko (10), Sahun (11), Rota (16), Glemot (5).
LE TELEGRAMME(21/09/09)
N3M. Cep Lorient - Union de Rennes (75-59) Johann Praud, l'autre Gicquel
Premier match et premier succès pour le nouvel entraîneur lorientais Johann Praud, qui avec la même méthode que son prédécesseur semble avoir déjà trouvé la bonne formule.
Prenez Johann Praud, ôtez lui sa paire de lunettes et quelques centimètres. Rajoutez lui une petite barbe rebelle de trois jours, secouez votre baguette magique et vous obtiendrez alors Christophe Gicquel, faiseur de miracle qui de Ploemeur à Lorient s'est construit une réputation de vainqueur, avant de s'envoler cet été vers Rennes.
Un maître mot, la rigueur
« Christophe (Gicquel) et Johann (Praud) se ressemblent énormément, tant au niveau du sérieux que dans l'état d'esprit », constate ainsi Antonio Martins, l'un des deux assistants coachs qui a connu l'ère Gicquel l'an passé. «Comme Christophe, Johann sait ce qu'il veut, et impose la même rigueur aux entraînements. Et comme Christophe, il sait qu'une bonne défense implique souvent de bonnes contre-attaques ». Stakhanoviste du basket et adulateur de Maradona, Johann Praud est aussi un perfectionniste engagé pour la cause de l'équipe. « Christophe et Johann ont besoin d'un collectif. Jamais ils ne se reposeront seulement sur deux ou trois joueurs », confie Eric Rakotondrasolo, qui limite la comparaison ici, pointant du doigt le parquet. « Johann a été un joueur professionnel, et donc, utilise davantage son expérience du terrain que Christophe ».
« Dans la continuité de Christophe »
Pour le principal intéressé, ancien prof d'histoire-géo devenu spécialiste des terrains de basket et qui impose depuis le début de saison une charge de travail quasi-militaire (5 entraînements par semaine d'août à mi-septembre, ce qui explique l'excellente condition physique affichée par les Lorientais samedi soir), l'important est d'abord « de se situer dans la continuité de Christophe», appliquant les options défensives d'une équipe limitée dans ses choix offensifs. Car cette année encore, Lorient fera avec les moyens du bord. « Johann fait avec les armes dont il dispose, tout simplement. Il n'a pas Ron Anderson dans son effectif », conclue Christophe Gicquel, présent samedi soir dans les travées de Brisset, à un jet de pierre du nouveau coach cépiste. Avec la satisfaction de voir que son ancienne équipe fonctionne toujours aussi bien. Sans lui.
Pierre Bernard
Johann Praud et Hiroana Rota ont réussi leur retour en Nationale 3. Le prochain
déplacement à St Nazaire aura une saveur toute particulier pour le nouveau coach lorientais.